De Aux Savoirs de Kersis'kal
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Sial Torcail McNeil
né-e en 1161
(98 ans)
Identité
Nom: Sial Torcail McNeil
Surnom: "Fib"
Race: Humain
Origine et Famille
Parents: Eochaid McNeil (ancêtre)
Keilan McNeil (père)
Angus Calum McNeil (frère)
Eileen McNeil (épouse)
Unhkut McNeil (fils)
Wylliam McNeil (fils)
Origine : Péninsule de Caedeyrn
Allégeances
Membre du Camp du Rastor
Rang & Renommée
Titre(s): Chef de guerre
Métier
Profession: Mercenaire
Institutions
Cenn du Clan McNeil
Philosophie, foi et croyances
Fervent de Aénéa
Hors-jeu
Type: Personnage Joueur
(modifier)

?

Arbre de Vie, emblème du clan McNeil.

Sial Torcail McNeil est le chef du clan McNeil et l'un des dirigeants du camp du Rastor. Il est depuis 1255 responsable de la discipline académique "Art de la guerre", sous le titre de Grand Maître "Chef de guerre".

Férvant adorateur de Beltaine, les anciennes croyances Caedeyrn, Aénéa en est la source.


Voici comment il a vécu....

Sial Torcail McNeil, fils de Keilan et de Nuala, petit­fils de Stuart McNeil. Il est le descendant direct du cenn Eochaid McNeil, connu pour avoir eu comme épouse une elfe de Lin’Elenos, Ënelyë Sin'Aesyl. Sial Torcail est l’héritier du clan McNeil.

L’enfance

Dès sa tendre enfance, c’était un rêveur. Bien que sa jeunesse fût rude auprès de son père, qui le considérait comme faible et chétif vis­ à ­vis de son frère Angus. Formé dès son plus jeune âge aux maniements des armes comme le veut la tradition du clan. L'entraînement parachevé, il alla se réfugier loin des bruits d’épées et du fracassement des boucliers.

Il s’isola dans la forêt, éloigné de tout, mais surtout de son père. Malgré sa vaillance et sa combativité, son père ne lui laissa aucun répit, toujours à rechercher l’excellence. Chaque entraînement était comme un calvaire pour Sial. Du sang et de la sueur, voilà ce qu’il éprouvait. Une des paroles de son père résonne encore dans sa tête : « Pendant que tu dors ou te repose, tes ennemis, eux, s'entraînent. Pendant que tu t'entraînes, tes ennemis complotent dans ton dos. La sueur épargne le sang, ici tu n’auras que des larmes et des os brisés, rien de plus ! ​»

Pendant près de vingt ans, Sial s'entraîna sans relâche, jusqu’à devenir ce que son père voulu : son digne successeur. Sa formation martiale était achevée. Plus de vingt ans à se consacrer aux armes, malgré toutes ces années d’efforts, Sial, hélas, n’avait pas le tempérament d’un guerrier redoutable comme son père le fut.

En parallèle il avait suivi secrètement les réunions des druides durant les solstices d’hiver et d’été. Il adorait écouter les récits des anciens aux pieds des chênes, il s’abreuvait des contes et légendes que les bardes chantaient lors de banquets. Il rêvait les yeux ouverts. Malgré la dureté de sa formation, il se remémorait les paroles des druides parlant d’elfes, de créature des forêts, de lutin et bien d’autres récits fantastiques qui citaient les exploits des guerriers du clan de Caedeyrn.

Une légende néanmoins resta en souvenir comme un signe; Elle venait du patriarche druide Kaëlhans Adyronkas, narrant l’épopée d’un guerrier puissant. On parlait de lui comme l’égal de Beltaine au combat. On racontait « qu’il était un géant né du plus profond des entrailles de la terre, qu’il avait vu la vie, car il fait la vie. Qu’il était plus fort que les hommes, plus fort que le temps. Qu’il était la terre, le feu, l'eau. Qu’il était là au début et qu’il serait là à la fin, car il n'a pas de fin. Il est immortel ».

Mais d’après Adyronkas, personne ne su vraiment ce qu’est advenu de ce guerrier. Ce sont des mythes, des contes pour enfants disait'­il. Les années passèrent…

Le voyage

Après sa formation, il décida d’accompagner durant quelques années les délégations diplomatiques du clan qui parcouraient la péninsule. C’est ainsi qu’il parfit ses connaissances en érudition, diplomatie et géographie. Il revint chez lui, comblé et heureux d’avoir connu des années clémentes en l’absence de son père.

Le temps passa, des conflits internes avec les clans vassaux des McNeil éclatèrent. Quelques querelles avec des clans frontaliers furent un passage obligé dans la vie de Sial. Il se démarqua toutefois lors d’un combat contre un chef de clan rival en le défaisant, arme à la main, chargeant seul contre un mur de boucliers. Durant cet affrontement, il fut grièvement blessé. Ce n’est que grâce à sa résistance et sa hargne qu’il fut sauvé. Un jour il décida de partir, laissant à son frère Angus endosser le rôle qu’il lui était promit. Son père, le cenn Keilan McNeil, refusa. Mais un beau matin, il s’enfuit. Il partit à l’aventure, faire ce qu’il voulait, faire ce que personne avant lui n’avait osé; désobéir à son père et surtout négliger son rôle de futur chef de clan.

Il entreprit un périple pendant presque vingt ans. Il voyagea dans tout Orya, les baronnies de Soriak, l’Empire trigan, les Royaumes des nains, l’Empire Shinseïko, et bien d’autres pays encore.Il voyagea à pieds, à cheval et en bateau. Il fit la connaissance d’innombrables personnes, des elfes, des nains, des hommes, des femmes. Il parcourut le monde aussi loin qu’il le pouvait.

Pourtant, après bien des années, il était temps enfin de rentrer. Il arriva un soir du solstice d’été, pendant la cérémonie qui fête la journée la plus longue. Il avait bon nombre d’aventures à narrer, mais le regard trop pesant de son père était comme la morsure du loup, malgré les années de séparation, il n’avait pas digéré sa « fuite ».Son père ne dit pas grand mot, mais Sial comprenait qu’il demanderait des explications tôt ou tard. Kaëlhans, le druide du clan, qu’il avait aperçu, s’approcha de lui et prononça ces paroles : « juste à notre aplomb, une corneille est posée sur une branche. Dans quelques secondes, elle va s’envoler. (La corneille s’envola alors.) Voilà. Nous avons franchi le solstice d’été. Et pendant que d’autres célèbrent le jour le plus interminable de l’année, nous allons secrètement nous réjouir de ton retour. Suis ­moi ». Sans un mot il le suivit dans les ombres des feux de joie que procurait la fête.


La renaissance

Le druide voulu tout savoir de son épopée, c’est ainsi que pendant toute la nuit, Sial lui raconta une partie de son histoire. Le soleil venait de se lever et la brume parcourait le village. Sial endormi sur une table émergea. Kaëlhans, lui, était assis près du feu à se réchauffer. Sur la table, des restes de nourriture traînés. Une odeur d’alcool et de viande fumée venait taquiner les narines des caerderns. Un sourire pouvait se voir sur le visage du druide. Le réveil pour Sial fût hardi.

(Narration interne : début)

« Nous avons beaucoup à parler jeune loup » dit Adyronkas. S'ensuivit des semaines de discussions avec le druide. Mon père quant à lui, m’avait à peine adressé la parole. Mon frère lui, était tiraillé entre la joie et le dépit. Je savais que tout n’allait plus être comme avant. Mais je n’étais pas condamné pour autant, je devais m’expliquer et faire valoir mon droit de reprouver l’obligation de devenir le futur chef du clan. Ce n’est pas pour autant que mon père allait accepter, loin de là. Les mois passèrent, la discussion avec mon père n’avait pas abouti, bien au contraire. J’en ressortais découragé, voire écœuré. Ma « fuite » sonnait pour lui comme une trahison, il ne pouvait en être autrement. Il me ressassait l’engagement envers le clan, le serment, les traditions du clan de Caedeyrn et du clan McNeil. Je n’aurais jamais dû selon lui, « faillir » à ma charge d’héritier. J’étais triste qu’il ne comprenne pas pourquoi j’avais fait cela. D’ailleur jusqu’à sa mort, il ne me le demanda jamais et ce sujet restera comme un poids, autant pour lui que pour moi.

Je quitta cette salle trop grande pour moi, le cœur serré je regardais la canopée s’étendre vers l’horizon. Angus quant à lui me pardonna, mais que pouvait­il faire de plus que ce que m’avait infligé notre père ?

Il était évident que je ne pouvais échapper à mon destin de succession. Adyronkas venait me voir presque toutes les semaines en secret pour me parler. Ces discussions tournaient autour de mon père, de sa régence, du pourquoi je ne devais pas baisser les bras, qu’un jour je pourrais partir. Je ne comprenais pas où il voulait en venir.

Un soir, je le surpris en grande discussion avec mon père, le ton monta. Il sortit en claquant la porte, sans doute furieux des réponses obtenues. Il fila vers la forêt à bride abattue. Je décidai de le suivre en toute discrétion. Quelques lieux plus tard, je perdis sa trace. Pourtant, j’essayais de le pister, mais sans succès. La nuit était bien entamée, je décidais de rebrousser chemin. Sur mon retour, je me sentais observé. Malgré la nuit j’essayais de percevoir un mouvement ou un bruit, mais sans succès. Pourtant je ressentais comme un danger, je mis pied à terre et saisi mon arme et mon bouclier. D’un seul coup, j’entendis comme un grognement et de multiples yeux briller au clair de lune. Mon cheval se cabra et détala aussitôt. Je me positionnai en défense derrière mon bouclier. J’attendis un long moment et puis plus rien. Plus un grognement, je ne ressentais plus la présence de ces « créatures ». Bien que méfiant, je m’éloignai de l’endroit. Ce n’est que quelques lieux plus tard que je retrouvai mon cheval s’abreuvant dans le lit d’un ruisseau.

Au petit matin, je retournais à l’endroit même où j’avais perdu la trace de Kaëlhans. Il n’y avait aucune empreinte visible qui pouvait m’orienter vers un quelconque chemin. Je resta là,le visage grimaçant. Soudainement, j’entendis un hululement. Je suivais mon intuition et couru à travers la forêt en direction du bruit. Tout en progressant, je m’aperçus que j’étais dans de vielle ruine partiellement recouverte par la nature, je ressentis une sensation étrange à l’intérieur. Proche d’un pan de mur, je distinguais des voix. Je m’approchai discrètement en longeant un muret, tapis à plat ventre. En me relevant, je constatais la présence d’un groupe de caederns. Ils discutaient avec Adyronkas.

C’était des représentants de clans frontaliers au nôtre. J’en reconnu deux : le clan Agnew et Leask, qui n’étaient pas en bons termes avec mon père. Étant trop loin, j’essayais de me rapprocher silencieusement pour entendre leur conversation. Leurs échanges monta d’un ton, ils s’agitaient, certains d’entre eux en colère commencèrent à partir vers leurs montures. J’avançais furtivement au plus près. Je distinguais parfaitement leurs visages, dont celui du chef du clan des Agnew, Materson, cela ne m’étonnait guère. Materson avait eu des griefs avec mon père concernant des terres cultivables ne lui appartenant pas. Lors d’un jugement donné par un druide du clan de Caedeyrn, la décision avait été de donner raison au clan O’Brian. Réponse qu’il n’avait nullement appréciée…

Subitement j’entendis comme une mélodie venir des bois. L’intonation m’était familière, pourtant je n’arrivais pas à me souvenir d’où. Au même moment, les autres caederns essayaient de localiser d’où venait le son, mais sans succès. Se sentant menacés ils dégainèrent leurs épées, prêts, regardant dans toutes les directions. On sentait l’angoisse monter.

Quant à moi, je restais tapi au sol. Inquiet, je sortis mon arme. Soudainement, le son se tu. Un bruit sourd sorti de la forêt, comme des chevaux au galop. On entendait le bois craquer au loin comme le tonnerre. Les animaux prirent la fuite dans toutes les directions, les oiseaux, eux voltigeaient comme affolés. On ressentait une forte présence, quelques choses d’inexplicable, mais pesante à la fois. De mon côté, je me retournai pour chercher du regard un chemin de repli. Bien que courageux, je comprenais qu’un danger arrivait.

Je ne pouvais rester plus longtemps. En me relevant, un vent venait me fouetter le visage, c’était si soudain, que j’en avais du mal à garder les yeux ouverts. Je progressais le plus vite possible vers un layon. Le bruit se faisait de plus en plus pressant. De temps à autre je me retournais pour essayer d’apercevoir quelques choses, en vain. Non loin de moi, un pan de mur se brisa sous la violence du vent, d’un autre coté un arbre fût déraciné et s’écrasa dans les ruines. Le vent tourbillonna sans cesse, je progressais difficilement vers mon échappatoire.

D’un seul coup, un grand fracas assourdissant retenti. Je me projetais au sol pour me protéger d’une quelconque menace. J’étais comme étourdi. Je me relevais tant bien que mal, m’appuyant sur mon épée pour me redresser. Un bruit de musique venait à mes oreilles. Le vent et le fracas des éléments se turent, il n’y avait plus un son, comme si la faune et la flore retenaient leur souffle. J’essayai de percevoir les autres caederns ou tout autres personnes vivantes. Il n’y avait plus de signe visible de leur présence, plus aucun bruit.

La musique continuait à résonner dans ma tête, je discernais des paroles… « … Écris l'histoire Tout ce que tu voudras entre les lignes, Ton territoire étendu si loin sur le mien, Écris l'histoire dans ta mémoire, Mais n'écris jamais la fin… »

Je m’élançai à corps perdu vers une trouée le plus vite possible sans demander mon reste. Je sentais une présence à mes trousses de part et d’autres du layon. Son étreinte tenta de se rapprocher de moi. J’essayai de percevoir cette menace, mais ne discernai qu’une sorte de nappe brumeuse de couleur blanchâtre tissant sa toile autour de moi. Quand tout à coup, je sentis comme un choc dans mon dos me mettant à terre. D’une roulade j’encaissa l’impact. Déjà, la brume avait tissé sa toile, j’étais prit au piège, prisonnier.

Je ne remarquai aucun danger, mais j’imaginai le pire. J’étais là, immobile, à essayer de percevoir ne serait ­ce qu’un bruissement ou un mouvement autour de moi. Pourtant il n’y avait aucun murmure, seulement le souffle du brouillard à travers les arbres. Soudainement, je vis des formes aux apparences animales se former dans la brume. Brusquement elles se jetèrent sur moi. Et puis plus rien, le néant. Je me réveillais, allongé sur le sol, en forêt. Autour de moi, se trouvaient ces mêmes ruines dans lesquelles j’étais venu auparavant. Mais combien de temps avais­ je perdu connaissance ? Je me relevais.

Non loin se trouvait mon arme et mon bouclier. Me passant la main sur le visage, j’examinais les alentours. C’était comme si les dégâts dans les ruines n’avaient jamais eu lieu. Tout était calme, plus aucun vacarme. On pouvait entendre les oiseaux chanter. Je me demandais s’il y avait eu un désastre il y a peu. Récupérant mes affaires, je prenais le chemin du retour.


­« Un instant jeune McNeil ! » une voie roque retentis derrière moi.

Aussitôt, Je me retourna. Devant moi se tenait un loup au pelage gris, aux yeux d’un vert éclatant. Un peu déstabilisé, j’adoptais une posture défensive.

­ « Qui êtes­vous ?! Que voulez­vous ?! » ­ « Tu es chez nous, ici tu es en paix ! » répondait le loup. ­ « Je ne comprends pas… que s’est­il passé ?!! » répétais­-je. ­ « Tu es sur un sol sacré, ici tu es notre frère, comme l’était ton père, ainsi que ton grand­-père et son père avant lui. Nous t’avons sauvé, mais nous n’avons pas pu changer le destin de ton clan, tel sont les limites de nos interventions que nous ne pouvons enfreindre. »

­« Quel destin ? Vos interventions ? J’ai du mal à comprendre. » J’étais confus, je ne saisissais pas la teneur de ces paroles qui pour moi étaient dénuées de sens.

­« Nous sommes les gardiens, nous étions là avant et nous serons là après. Avant toi, seule ton ancêtre Duncan a pu s’adresser à nous. Depuis nous vous observons, sans prendre part à vos conflits, sauf aujourd’hui. » Grogna­t'­il.

­« Pourquoi êtes-­vous intervenus à ce moment­là, vous vous dites gardiens, mais pourquoi protégez­vous notre clan ? » disais­je d’un ton interrogateur.

­ « Nous avons scellé un pacte entre notre race et vous, un pacte de sang. Tu as peut-être passé ces dernières années à rêver, mais moi j'ai passé toute ma vie à t'attendre. Mon Frère Marnarg décida de continuer sa vie avec Ulv et les autres loups de la meute. Grâce à lui j’appris que l’esprit était une force très puissante. Et j’ai depuis transmit la sagesse de cette histoire à votre peuple.

C’est l’histoire d’un jeune garçon qui devint un homme en devenant… UN LOUP. »

Sur ces dernières paroles, le loup disparu dans la brume. Quant à moi, je sentais mon corps pesant, très pesant. Je m’évanouissais.

Le Déclin

Des années passèrent depuis cet évènement. Ma vie avait changé, je gardais au plus profond de mon âme cette rencontre qui me bouleversa. Encore bien des années après, j’épousai ma renaissance « Eileen » qui me donna deux fils, Wylliam et Unhkut. Cet heureux événement était un conte. Elle avait les cheveux d'un noir de jais, la peau blanche, les yeux ses yeux gris comme la lumière des étoiles, sa cape était semée de fleurs d'or et ses cheveux aussi noirs que les ombres du soir. Comme un rayon sur les feuilles d'un arbre, comme le murmure des eaux limpides, comme les astres loin des fumées du monde, telle était sa radieuse beauté, et son visage était tout de lumière. Je restais sans voix comme sous l'effet d'un charme. Dès qu'elle eut porté les yeux sur moi, le destin la frappa et elle fut amoureuse. Pourtant elle s'échappa de mes bras et disparue à ma vue au moment où le jour se levait. Mais un jour, la nature nous unis et le jour du solstice d’été cette union scellée un amour intemporel.


Mais venaient les jours sombres. La tragique disparition du clan arriva, les liens avec les autres clans commencèrent à faire grincer les dents de certains. Les proches du roi voyaient en le clan un danger pour la couronne, et d'autres un danger pour leurs terres. La maison grandissait trop vite et l'ambition du clan faillit. Malgré le soutient des clans alliés et vassaux, le comté du clan McNeil fut ravagé par la guerre. Le Cenn Keilan McNeil, mon propre père, fut assassiné, son père ­ qui lui avait cédé le pouvoir faute de son âge ­ Stuart McNeil disparu lui ­aussi. Ma famille se dissolva pour survivre. Le clan disparu aussi vite qu'il eut brillé. Les terres furent divisées et distribuées aux clans conquérants, certains membres se rebellèrent, mais furent chassés et tués, d'autres rejoignirent des clans proches des McNeil, qui avaient déposés les armes.La descendance des McNeil fut brisée. Plus personne ne sut où se trouvèrent les véritables descendants du clan.

Mon frère disparu, ma femme disparue, mes enfants disparurent, je disparu... Chacun raconte son histoire, les dires pensent que nous sommes tous morts, d'autres que nous combattons incognito dans d'autres clans. Mais la seule trace que quelqu’un d'intéresser aurait pu prendre au sérieux, c'est qu'un certain Sial Torcail, moi, serait cuisinier dans une auberge. Ou pire encore : dans une compagnie de mercenaire. C’était un jour normal, sur Kandorya, où je m’étais expatrié …

­ « Salut à toi ! » me lança un homme aux yeux rouge, « Je suis Trakan, le chef de la compagnie de mercenaires Grand Griffe. On cherche un cuisinier pour faire la tambouille. Certes cela n’est pas glorieux, mais tu auras de la cogne, et même des pièces sonnantes et trébuchantes si tu sais te battre ! Alors, intéressé ? »

­ « Pourquoi pas… » lui répondis-­je….

Une voie roque, non naturelle, retentit alors : « TRAKHAN !! »​, je vis l’homme devant moi, dépité, s’approcher d’un golem en fusion, visiblement mécontent. Ce fut une drôle de rencontre, mais grâce à ce moment, je m’engagea dans cette compagnie de mercenaires. J’y retrouva ma femme, mes enfants, et petit ­à ­petit d’autres membres de mon clan ou de clans alliés. Je décida alors de faire renaître de ces cendres le prestige du clan McNeil !