De Aux Savoirs de Kersis'kal
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Pataguajal
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1083 - 1159
(disparu-e à l'age de 76 ans)
Identité
Nom: Pataguajal
Race: Humain
Origine et Famille
Originaire de l' Empire de Mulkesh
Allégeances
Membre de la Confrérie des Apôtres de l'Amour Prochain
Métier
Profession: Écrivain
Spécialité(s): anthropologue, sociologue et ritualiste
Hors-jeu
Type: Personnage Historique
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Archives
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Né au cœur de l'Empire Mulkesh, élevé sous le régime le plus théocratique d'Orya, il en a conservé une méfiance à l'égard du détournement des valeurs en leur contraire.

La voix et le regard: sociologie des vents contraires

Arrivé dans le royaume de Sarin Dol à 24 ans, ses premiers écrits sont réalisés au sein de la villa reculée des apôtres aux bordures des Territoires de Mainorat. Ces essais partent de la célèbre thèse de Lothon Numinillë « le Traité sur l'Histoire des Hommes» et soutiennent dans un premier temps, la «logique des vents» du fait que chaque homme naît nécessairement au sein d’une culture. La culture est selon lui, constituée par la langue, qui aide à penser le monde, par les habitudes alimentaires, par la religion, le territoire dans lequel il évolue.

Mais il contredit dés sa trentaine révolue, Lothon, car pour lui, les cultures ne sont pas figées, stables et isolées. Elles se côtoient, évoluent d’elles-mêmes mais surtout au contact des autres cultures. Beaucoup d’hommes, d’ailleurs sont, celui lui, influencés par plusieurs cultures. Un homme issu du Vent d'Ouest peut être influencé par des traces de cultures du Vent du Sud, ou le contraire.

Ainsi, pour Pataguajal, chacune de ces cultures apporte quelque chose, façonne, constitue l' identité. Il est également possible de choisir, à son sens et dans une certaine mesure, la culture dans laquelle l'individu souhaite se développer.

Selon Pataguajal, il est évidemment impossible de hiérarchiser les vents. Le «Vent d'Ouest» a été capable de constructions splendides, de bibliothèques somptueuses, mais aussi de massacre au nom du culte de l'Unique; Trigan, splendide cité de lumière du Vent d'Est a été capable des plus belles horreurs et vices qu'Orya n'est jamais connue

A 35 ans, Pataguajal décide alors de voyager à travers le monde. Il s'installera dans le désert de Medjay pendant quelques années, chez les Mogrims. Il explorera de nombreuses peuplades encore hostiles au monde. Il aurait, selon des témoignages, rencontrés des peuples hybrides, mi homme, mi lion, et mi homme, mi serpent au plein milieu du désert. C'est à ce moment qu'il entame l'écriture de son principal ouvrage: «La voix et le regard: sociologie des vents contraires»

Pour Pataguajal, l'émergence de l'idée qu'il existe des « cultures » autonomes, distinctes et non-hiérarchisées est largement une invention humaine. Dans «La voix et le regard: sociologie des vents contraires», composé d'essais qui portent notamment sur ses études de terrains chez les Mogrims, sur la Péninsule de Caedeyrn, ou de Nations Pirates, il montre que les cultures sont d'abord des constructions ethnologiques et historiques, bien souvent instrumentalisées à des fins politiques. Plus largement, il remet en cause cette « raison ethnologique » qui extrait, classifie, « purifie », et qui sépare les cultures ou les ethnies. Le multiculturalisme, paré de bonnes intentions, procéderait d'ailleurs selon lui de ce « fondamentalisme culturel » visant ici à séparer hermétiquement les minorités culturelles afin de les protéger.

Pataguajal propose donc d'adopter désormais une « raison métisse », c'est-à-dire une approche mettant l'accent sur l'indistinction et le syncrétisme originaire, mélange dont les parties sont indissociables. Il en prend pour exemple, les peuples non clairement définie à travers les «Vents Contraires», comme les Pirates, les Mogrims, ou les Caedeyrn.

Dans ces derniers écrits sur le sujet, réalisée lors de son dernier voyage en République d'Eturia, il démontre que Lothon Numinillë, développe une vision monolithique et fataliste. Fataliste car elle offre une vision immuable, statique des relations entre les Vents. Pour Pataguajal, Lothon Numinillë ignore l’interaction créative entre les Vents et leur capacité à dialoguer et à s’adapter, alors que ces phénomènes sont plus fréquents que les épisodes conflictuels. Monolithique, car visiblement Lothon semble préférer la facilité : en se réfugiant derrière une idéologie culturaliste, il "absolutise" les particularismes et impose l’idée que les hommes sont, jusqu’à leur mort, déterminés à agir comme ils ont été "programmés". Au contraire, Pataguajal pense que les peuples ne subissent pas leur héritage, mais le choisit. Il pense qu'il n’y a pas d’identité naturelle qui s’imposerait aux peuples par la force des choses. Il n’y aurait que des stratégies identitaires.

Les âges de Aénéa

Sa seconde période restera fortement ancré dans l'histoire des apôtres de l'amour prochain. Initialement très proche des cultes druidiques en ferveur d'Aénéa, Pataguajal, en pèlerinage à Caedeyrn, va distancier la philosophie des apôtres de celui d'Aénéa.

Après une courte phase d'étude et de vénération d'Aénéa et des cultes druidiques, celui si rejette en bloc tout type de culte et de vénération, se lançant dans un pamphlet critique sur les dieux et idoles.

Dans sa seconde œuvre, « les âges de Aénéa», il fustige le culte exacerbé de la nature comme une déperdition d’énergie au vue de la course à la sempiternelle conservation de l'équilibre et de l'harmonie de l'ensemble.

Considérant que les hommes, les elfes, les nains et les orques sont des éléments indissociables du grand tout et donc d'Aénéa, acteurs, créateurs et destructeurs de l'ensemble, les êtres pensants sont, à son sens, les éléments prépondérants sur lequel les apôtres doivent concentrer leur persévérance pour conserver l'équilibre et l'harmonie du monde.

Il vouera donc une énergie considérable à justifier aux fervents d'Aénéa et aux confréries des apôtres du bien fondé de concentrer leur ténacité vers les êtres pensants plutôt qu'à de vaines prières à l'intention de cailloux et de fougères. Ce pamphlet ne fut que très peu apprécié dans de nombreuses confréries des apôtres et dans les communautés druidiques initialement défenseurs des thèses de Pataguajal.

Equilibrium

Les dernières années de Pataguajal son assez mal connu.

Malade et à moitié fou, consommé par ces écrits et des sortilèges ayant laissés des traces dans son corps et son esprit, obèse et défiguré, il ne pouvait se déplacer que sur une chaise à porteur, et communiquer avec le monde extérieur que par écrit, grâce à un carnet de note. Son carnet de note est surtout un recueil de dessins, et de graphiques, brouillons de rituels de création d'objets magiques.

Dans son dernier ouvrage, « Equilibrium» très confus et très dense, Pataguajal considère les divinités comme des marionnettes physiques de substances plus importantes qui lient l'ensemble de l'Univers. Ainsi, Pataguajal considère que que les dieux sont sous l'autorité des humains dans le sens ou ceux si sont les guides du « Maître à Danser ».

Il compare le Monde à une «Carte des Possibles» posée sur la Table du Destin. Les Dieux et Idoles manipulent tour à tour un compas, «Le Maître-à-danser Cosmique» sur la carte sous les directives des êtres qui les vénèrent. «Le Maître-à-danser» poursuit donc sa danse tracée par la synthèse des consciences et inconsciences des êtres pensants. qui l’entraîne vers un Destin non linéaire et non défini dans le subconscient individuel des hommes mais par la synthèse de leurs choix et de leurs actes. Pataguajal alerte ainsi ces contemporains des dangers d'une trop forte domination d'un Vent, d'un Peuple ou d'un Culte par un Absolutisme trop impérieux qui risquerait de faire choir le « Le Maître-à-danser » au limite de la Table du Destin.

Il propose ainsi une nouvelle approche du rôle des Apôtres de l'Amour Prochain, comme Unique protection de la Chaotique Danse du «Maître à Danser ». Il avance l’hypothèse que les apôtres sont l'« Equilibrium», à savoir, la Balance qui permet d'apporter le chemin au Maître à Danser;

Il y a de cela 3 ans, l'«Equilibrium» de Pataguajal, archivé telle une relique dans le villa des apôtre de l'Amour Prochain de Sarin Dol, a été dérobé. L'on parle de détails précis de l'emplacement des grandes reliques de Pataguajal à savoir «l'Equilibrium», la balance cosmique, et «du Maître-à-danser» Ces deux objets sacrées existeraient bel et bien, et auraient été les muses de Pataguajal durant toute sa vie. Ils sembleraient qu'ils aient été retrouvé sur Kandorya lors de la foire de 1252 mais sous une forme inattendu.

Pataguajal est un des intellectuels apôtre les plus lu sur Orya. Il s'est insurgé toute sa vie contre ce qu'il appelle un « kidnapping des valeurs humanistes » de la part de ces « défenseurs conservateurs de la culture dominatrice supérieure » qui s'érigent, sans risque aucun de contrarier le consensus dominant, du côté de la liberté contre les ténèbres de l'obscurantisme. Il a représenté et représente encore dans les sphères intellectuelles l'expression d'une pensée au delà des frontières et de la logique des vents