De Aux Savoirs de Kersis'kal
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Principes Chevaleresques
Organisation
Hiérarchie : Aucune
Avatar
Divinité principale : Vrastané
Culte
Type Polythéiste
Spécialité Chevalerie
Croyants
Race Humain
Effectif  ?
Origines



Présentation

Les Légendes Chevaleresques sont des contes et des fables, très majoritairement de tradition orale, qui ont vu le jour dans les Baronnies de Soriak. Des histoires de vertueux chevaliers, de princesses magnifiques, de châteaux majestueux et de monstres à anéantir. Elles s'adressaient surtout aux enfants, à l'heure de se coucher ou aux coins du feu, pendant les dîners et les fêtes. La plupart du temps, les soriakites avaient tendance à oublier ces histoires fabuleuses passé l'âge adulte tandis que pour d'autres, elles ont constitués un véritable socle pour constituer l'ensemble de leurs vies.

Avec la pression sociale du Culte de l'Unique, ces contes furent remplacés par les prières dévotes à Aëthéor et à son Dieu, mais dans certaines baronnies, notamment la Baronnie de Ferbois et celle de Chateaubrise, les traditions furent irréductibles face à l'avancée de la culture spirituelle des Marches d'Aéthéor.

Parmi les diverses légendes colportées au coin du feu, il résidait une récurrence assez fort quant aux personnages des Légendes. Souvent étaient évoqués le règne du Roi Vrastané sur le Neisdil, les haut-faits de ses chevaliers, comme Rivosnite ou Fan'teïlos ou même la beauté de sa fille, Ticha'niv. Il était également question de Broomtaclow, la sorcière de l'An'dow, qui avait terrorisé les nuits de nombreux enfants un peu trop turbulents.

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Panthéon

  • Vrastané : Roi de Néïsdil. Il siège sur son trône et, d'un regard, place aux tables du banquet divin ceux que Rivosnite à jugé dignes d'entrer. Dans son rôle de Maître, il est vêtu d'habits de cour mais lorsque vient le temps de combattre, il porte alors une tenue de guerre. Il commande aux nuages et peut faire tomber la grèle. Son armée est constituée d'hommes de pierre, soldats à pied maniant épées et lances ou poussant des machines de guerre. Il est la force et la puissance à laquelle s'astreint tout chevalier.
  • Rivosnite : Le gardien du pont d'intégrité. Il est l'esprit du chevalier qui réfléchit et soupèse les décisions. Il garde l'entrée de Néïsdil, laissant entrer les êtres valeureux et repoussant les autres dans la brume de son javelot. Son javelot tranche les brumes, révélant les secrets. Il commande une armée de golems de terre parfois solides comme la pierre, parfois liquides comme la boue.
  • Ticha'niv : Fille de Vrastané. Elle est vêtue d'une robe semblable à la nuit, tissée de fils d'éclipse et sertie de diamants. Sa chevelure est noire aussi. Elle a un pied botté et un pied nu. Prisonnière d'An'dow, elle erre à la recherche d'une sortie. Elle est le symbole de l'innocence abusée par le mal que tout chevalier se doit de défendre et protéger contre l'adversité.
  • Broomtaclow : La mort glacée. C'est une femme sans âge à la peau bleue claire et aux cheveux blancs qui règne sur An'dow. Elle emprisonne de glace tout ce qu'elle touche et commande aux tempêtes de neige. Seuls la chaleur et le feu semblent pouvoir la combattre. Elle règne sur An'dow, le monde d'en dessous, un royaume peuplé de créatures sombres et mauvaises qui, tapies dans le noir attendent de pouvoir sortir.
  • Fan'téïlos : Le chevalier errant. Parfois en haillons, parfois en armure, il incarne le cœur du chevalier, les raisons qui guident ses choix, le feu intérieur qui illumine les chemins obscurs de la quête. Le bandeau qu'il porte au front l'aide à surmonter les fatigues des épreuves qu'il affronte. A son côté, il porte Eoh, la lame du printemps, née d'une fleur éclairée par une étoile.
  • Solstrale : Le vagabond affaibli. Il s'agit d'un homme au visage brûlé, le corps maligne et faible de corps. Il s'est un jour présenté à Vrastané en prétendant être l'homme le plus fort, ce qu'il prouva en jetant une pierre, faisant un trou, dans le dôme en verre d'Iliadre qui surplombait le Neïsdil à une époque compliquée du royaume, avant qu'un rayon de soleil très puissant le fasse disparaître en ne laissant que son épée derrière lui. Il portait l'épée qui devint Sol, la lame de l'été après qu'elle eu été frappé par le même rayon du soleil pendant trois jours. Après quoi, Vrastané envoya l'épée à travers le soleil avec un engin de guerre.

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Correspondances avec les autres religions

Jusqu'à présent, il semble que Solstrale, le vagabond de passage au Neisdil dans le texte de l'Eté, est l'un des noms d'Aëthéor.

Au cours d'une cérémonie auprès de l'Ordre Kelevra, il a été découvert que Ticha'Niv avait été reconnue comme étant Aénéa.

Les Epées des Saisons

Eoh, l’Épée du Printemps

Situation actuelle

L'Epée du Printemps a longtemps été entre les mains de Balian Klade, l'actuel chef de Compagnie Grand Griffe, depuis qu'il s'en est emparé, jusqu'à très récemment. C'est au cours d'un rituel qu'il a été révélé que Simolia, alors en morceaux, n'était pas reconnu par Aénéa. Egalement, au cours de ses traductions, l'ancien Ecuyer de Balian, Pavel Lynch dévoila le nouveau nom de l'épée : Eoh.

Ce nouveau texte fut trouvé dans les catacombes de Vendavel, sur le cadavre ancien d'un Caedeyrn.

Histoire

Broomtaclow avait quitté An'dow, « les neiges du dessous » et marchait de son pas traînant vers Néïsdil, « le château brume », demeure de Vrastané.

A chacun de ses pas, la terre se durcissait, empêchant le labour ; la roche se couvrait de gel broyant, causant les éboulements. Lorsque son pied, d'un bleu glacé, se posait sur une herbe ou une plante, la glace la saisissait jusque dans ses racines et l'effritait jusqu'à faire disparaître le vert du printemps, le jaune de l'été, le rouge de l'automne. Lorsque de son souffle, elle effleurait un bouquetin, un ours ou un oiseau, celui s'endormait pour ne jamais se réveiller.

Broomtaclow apportait, dans son panier de roche brisée, une paire de bottes, du plus beau tanné et serties d'aigues-marines, qu'elle désirait offrir à Vrastané.

Rivosnite, chevalier à la maille, gardien du pont d'intégrité - l'entrée de Néisdil - empêchait les brumes d'approcher grâce à son javelot de vent. A l'arrivée de Broomtaclow il s'avança et l'interpella, lui sommant de s'arrêter. Broomtaclow se figea et finit de briser son panier de rochers. Les bottes en tombèrent sur le sol gelé et Broomtaclow se retira, chuchotant que son présent, blanc comme neige, était pour Vrastané.

Rivosnite, méfiant, les aurait bien jetées mais les bottes étaient belles et ne lui étaient pas destinées. Il ne pouvait se résoudre à s'en débarrasser sans d'abord les montrer. Il hurla «  Vrastané » et les prit à la pointe de son javelot pour les lancer, l'une après l'autre, vers la fenêtre de la salle où siégeait Vrastané, le roi de Néïsdil. La première botte s'envola dans le ciel et une traînée blanche la suivit avant de disparaître par la fenêtre. Vrastané, alerté par le cri, la vit venir vers lui, se leva de son trône et s'en saisit.

La seconde botte aurait suivi le même chemin si Broomtaclow, restée cachée, n'avait pas levé une tempête qui souleva , détourna de la fenêtre et fit monter plus haut encore la botte, jusqu'en haut de la tour de l'étoile, la chambre de Ticha'niv, la demoiselle à la noire chevelure vêtue de sa robe nocturne tissée de fils d'éclipse et sertie de diamants.

La jeune fille, subjuguée par la beauté de l'objet ne put se retenir de la passer. Et lorsque de son pied botté elle tapa du talon, le sol s'ouvrit sous elle et Ticha'niv tomba.

Dans la grande salle, Vrastané tenait toujours sa botte à la main lorsqu'il vit le plafond s'ouvrir et Ticha'niv tomber. Il s'avança pour la rattraper mais le sol s'ouvrit sous ses pieds. Lâchant la botte qui tomba dans le trou, il sauta pour attraper Ticha'niv mais ne pût que saisir sa robe qui se déchira et Ticha'niv disparut en hurlant dans la fosse qui se referma sur elle.

Vrastané hurla sa colère : Les nuages se noircirent et la grêle s'abattit, brisant tout, pierre, arbres, hommes et animaux.

Rivosnite, fou de rage d'avoir été dupe façonna de son javelot de vent des golems de terre qu'il envoya à la recherche de Ticha'niv. Et la terre trembla sous chacun de leur pas jusqu'à ce qu'ils atteignent l'entrée d'An'dow où ils se figèrent, ne pouvant y entrer mais ne voulant repartir.

Vrastané quitta ses habits de cour et revêtit sa maille, son heaume, ses gantelets. Au balcon des échos, il lança son appel et tous y répondirent. Une armée fut levée. Des milliers d'hommes pierre et des centaines d'engins, tous avançaient au même pas cadencé, faisant trembler la terre. Mais l'armée se trouva arrêtée. Les golems de terre obstruaient l'entrée d'An'dow. Nul ne pouvait passer. Vrastané, son orgueil bafoué, laissa sa rage exploser et la montagne se mit à hurler.

C'est alors que Fan'téïlos apparut aux côtés de Vrastané, pieds nus et vêtu de haillons. D'une voix douce, apaisante, il demanda à Vrastané le droit de l'aider. Il ne voudrait en échange que l'abri et la couvert. Vrastané, calmé, regarda le nouveau venu, plongeant dans son regard, il le jugea pour ce qu'il était, un chevalier errant, pauvre de biens mais riche en son cœur.

Vrastané accepta.

Fan'téïlos s'avança vers An'dow et, s'aidant des golems pour grimper, s'éleva jusqu'à en surplomber l'entrée. Il mit alors genoux en terre et commença à creuser la neige, à en faire un muret. La nuit était tombée, la lune était cachée, mais une étoile brillait dans le ciel. Son rai illumina la neige et Fan'téilos, creusant sur la lumière vit bientôt une fleur blanche apparaître. Fan'téilos la nomma Eoh, comme se nommait l'étoile qui lui avait montré la fleur. Il s'en saisit et la fleur dans sa main se changea en épée. Il la planta dans le sol. La glace fondit, des fleurs poussèrent. Une musique de printemps retentit, remplissant le coeur de Fan'téilos d'allégresse. La terre se fendit en deux, révélant un autre accès vers An'dow.

Fan'téilos allait entrer en An'dow lorsque le bras de Vrastané le retint. Ce dernier souriait. « Tu as seul trouvé ton épée mais il te faut pour l'accompagner, une tunique pour la beauté, un gambison pour le confort, de la maille pour te protéger et un écu pour afficher tes couleurs. Soit donc mon chevalier. »

Fan'téilos, honoré, remit genoux à terre et une fois adoubé se releva pour revêtir ce que Vrastané venait de lui offrir. Accompagné par Vrastané et suivi par l'armée, Fan'téilos s'enfonça alors dans les profondeurs d'An'dow.

Longtemps durèrent les combats souterrains contre les forces du dessous. Sans cesse, les monstres du froid surgissaient pour s'opposer, encore et toujours, à l'avancée de l'armée.

Isolé par une attaque surprise, Fan'téilos fût précipité dans le gouffre du souffle ardent où il ne survécut que grâce aux gouttes de rosée que projeta Eoh. Il erra dans les dédales souterrains, évita les pièges de l'illusion tapie, affronta les souffrances de la tentation noire et retrouva une des bottes. Mais pas Ticha'niv. Après d'autres aventures, il retrouva Vrastané et lui montra la botte. Vrastané voulut s'en saisir mais la botte se déchira. Il garda la semelle qui se changea en marteau et Fan'téilos vit le cuir se changer en bandeau qu'il passa à son front. Alors la fatigue disparue et Fan'téilos continua encore et toujours à chercher Ticha'niv dans les profondeurs d'An'dow.

Sur la promesse de Fan'téilos de revenir à Néisdil avec Ticha'niv, Vrastané rentra à son château où depuis, il attend leur retour, toujours vêtu de guerre, le marteau à ses pieds.

A.

A vous, Héros de Fanteïlos, le chevalier errant

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Sol, l’Épée de l’Été

Situation actuelle

Après que l'histoire de l'épée de l'été fut mis en commun avec les textes de l'Eglise de l'Unique, des corrélations non négligeables furent révélées.

  • Il semble ce texte fasse référence au séjour d'Aëthéor en Avalon, après avoir défait Negens lors de la bataille finale. Solstrale étant Aëthéor lui-même. Le prophète, lors de l'interfoire d'automne de l'an 7 de la colonisation a confirmé lui-même que "Solstrale" était l'un des noms qu'il a eu par le passé.
  • Le nom porté par l'épée "Sol" semble être également une référence à la Sainte Sol, l'épée des rois, porté par Aëthéor contre Negens.

Le peuple Enéen, durant la Foire de Automne de l'an 7, auront eu en commun la vision d'un homme au visage brûlé, usant de la magie du sol et du soleil, pour ôter une épée brûlante du sol.

C'est ainsi qu'à travers la collaboration entre le dirigeant actuel du Culte de l'Unique en Kandorya et ses dévots, le Chapitre des Flammes Blanches et du Chevalier de Vendavel Pavel Lynch que l'épée fut reforgée. Néanmoins, sa puissance était telle qu'il faille cinq porteurs, cinq âmes distinctes, afin de canaliser la puissance de l'épée. Furent choisi, par Aëthéor d'abord, puis par un serment face à l'épée, cinq individus. A savoir :

* Gilders, le Capitale des Cerbères du Chapitre des Flammes Blanches
* Sire Routapingot, grand Conlafonier d'Argent du Chapitre des Flammes Blanches
* Carrey Das, membre des Cerbères des Flammes Blanches
* le Commandeur Artemius Lucius Alarwenn Misfö 
* et le Chevalier de Vendavel Pavel Lynch

Ils firent donc chacun un serment devant la Lame, afin d'être accepté et de pouvoir la manier.

Outre ces cinq individus, quiconque essayant de s'en servir à jusqu'à présent été brûlé assez gravement, hormis Aëthéor lui-même.

Histoire

Au sommet du palais de Vrastané, une pointe fixe le ciel, celle-ci reflétant les rayons du soleil sur Néïsdil. Chacun de ses rayons apporta la chaleur, fait pousser la flore et créer la frontière entre Néïsdil et les portes de l’An’Dow.

La disparition de Ticha'niv, la fille de Vrastané, empêcha la lune de revenir. Sa robe était ce lien entre le jour et la nuit. Tissée de fils d'éclipse et sertie de diamants. Le soleil était tellement présent que les rayons devenaient de plus en plus puissants. Les eaux se mirent à bouillir, les herbes à jaunir et les arbres à brûler.

Vrastané utilisa sa pluie de grêle pour refroidir ses terres mais en vain. La puissance du soleil était tel que rien ne pouvait l’empêcher de projeter ses rayons. C’est alors que Vrastané fit construire une enveloppe en verre sombre. Avec le sable des souterrains noir naquit le verre d’Iliadre. Grâce à cette prison, les rayons étaient filtrés. Cela a permis d’empêcher le soleil de brûler et chauffer Néïsdil à une température trop importante.

Un jour alors que Vrastané siégeait sur son trône en attendant le retour de Fan’teïlos et de sa fille Ticha’niv. Un homme au visage brûlé, au corps malnutrie entra dans le palais. Il avait reçu l’autorisation de Rivosnite et pouvait alors s’approcher du roi.

L’homme demanda alors de la reconnaissance de sa force, que malgré son faible corps et ses brûlures, il resterait l’un des plus forts de Néïsdil. Vrastané ne pouvait pas juger cet homme d’un simple regard et il lui demanda de le lui prouver. L’homme qui portait une épée à la ceinture demanda au Roi de Néïsdil de le suivre dans la cour du palais.

Une fois dehors l’homme montra du doigt le sommet du palais et la prison de verre d’Iliadre autour de la pointe. Il fit alors une promesse à Vrastané qu’il détruira cette prison pour finir de brûler ce qui reste de son corps meurtri. Le roi ne compris pas pourquoi l’homme voulait accomplir un tel acte. Quand il chercha à comprendre l’homme lui expliqua qu’il voulait partir en étant quelque chose. Il était l’homme le plus fort.

Vrastané accepta alors le défi de l’homme mais l’obligea à rester dans la cour pour le faire. L’homme prit alors une pierre à ses pieds et se prépara. Avant de lancer la pièce, il fut stoppé par Vrastané qui lui demanda son nom avant sa tentative. Le brûlé dit s’appeler “Solstrale”.

Il se concentra et lança la pierre, elle fut lancé si fort que celle-ci atteignit les vitres d’Iliadre en rebondissant dessus. La pierre tomba au sol, créant un trou d’une profondeur incalculable qui fut nommé Méandre. Alors que Vrastané allait s’apprêter à pardonner l’homme, une fissure se créa sur le verre. Un seul et unique rayon transperca celui-ci et atteignit sur l’homme, dans une seule et unique flamme, celui-ci disparut. Il ne restait que sa lame brulante comme la fournaise d’un volcan. Elle resta ainsi alimentée par le soleil durant trois jours.

Une fois la vitre réparée, Vrastané regarda la lame qui continuait de briller malgré l’absence de rayon de soleil. Il s’en saisit et la nomma “Sol” comme le nom de son ancien porteur. Ne pouvant garder un tel objet, Vrastané projeta avec l’aide d’une machine de guerre de ses soldats de pierre, la lame. Celle-ci fut projetée si fort qu’elle se fendit dans le soleil pour disparaître à jamais. Avant de disparaître, une musique d’été retentit, remplissant le coeur de Vrastané de commisération.

A.

A vous, héros de Vrastané, le roi de Néïsdil, héros de Solstrale, le visage brûlé.

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Fidèles

Parmi les survivants d'Orya, il reste quelques fervents des légendes chevaleresques. Notamment Balian Klade, chef de la Compagnie Grand Griffe ainsi le Chevalier de Vendavel Pavel Lynch. Celui-ci semble rassembler la plupart des écrits qu'il peut trouver à la recherche d'autres reliques.