De Aux Savoirs de Kersis'kal
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Gesufal H. Quire de Montcorbier
Identité
Nom: Gesufal Hieronymus
Quire de Montcorbier
Race: Humain
Hors-jeu
Type: Personnage Joueur
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Quire de Montcorbier|*]]



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Peu d’hommes civilisés, surtout lettrés et de bonne éducation, peuvent se prévaloir d’une aussi détestable réputation que Gesufal Hieronymus Quire de Montcorbier, « gentilhomme d'infortune » autoproclamé, dernier rejeton d’une lignée douteuse, mais avant tout triste sire aux moeurs révoltantes n’ayant laissé sur son passage que honte et désordre tant l’individu ne semble vivre que pour défier l’ordre et nuire aux honnêtes gens.

Duelliste douteux, courtisant qu’à la cours des miracles, spadassin spécieux, fallacieux faussaire, contrebandier contrarié, piteux pirate ou mercenaire médiocre, il ne prit jamais au sérieux la seule activité où il se distinguât : l’écriture.

Cela n’est pas chose aisée que de compiler son œuvre : la seule valeur que Gesufal H. Quire lui accordait se mesurait non pas en vers mais en nombre de verres : ceux qu’il se faisait offrir dans les bouges qu’il fréquentait.

Sa production se compose de trois types de textes : Ses aphorismes ou « Piques et bons maux » comme il les nommait. Ses poèmes « discourtois » dont le plus retentissant est celui dit du « masque de cuir » qui provoqua le scandale de Blancastel, et enfin la partie la plus connue : ses fameuses chansons et balades. Les premiers sont plus souvent vulgaires, haineux ou obscènes : « S’il n’y a que les idiots qui ne changent jamais d’avis, les crétins, eux, en changent tout le temps ! », «Pardonner c’est comme lécher les bottes qui vous ont piétiné la face pour les laver du sang que vous avez laissé dessus. », « On commence par péter un petit cul et on finit par briser son couple. » Et parfois légères : « Quels que soient leurs effectifs, les armées de nains sont toujours petites. »

Ses poèmes ne semblent avoir été écrit que dans le cadre d’entreprises de séductions de jeunes gens de bonnes familles afin de les détourner du droit chemin et de les faire sombrer dans la luxure la plus complète. D’abord pour satisfaire ses appétits déviants puis pour faire chanter les parents. L’exemple le plus retentissant est bien sûr celui du « masque de cuir » qui entraîna la déchéance de la famille Blancastel. Suite au scandale, le Comte déshérita son fils et renia sa fille, qui, depuis, mènerai une vie indigne de chanteuse de cabarets. Il est plus que probable qu’une bonne partie des chansons attribuées à Gesufal Quire soient, au moins en partie, de la main de Brune de Blancastel.

Ces chansons et balades illustrent la vie misérable et honteuse des franges les plus nauséabondes de la société : dans « le castel en feu » il évoque avec sensibilité la vacuité des rêves de richesse des mercenaires. Dans « Pendre un marchant par les mains » il illustre, avec le cynisme qu’on lui connaît, la cruauté et l’avidité des brigands. Avec « Les Assassins », il offre à cette contestable corporation son hymne, véritable profession de foi des professionnels de la mort tarifée. Certains de ses textes sont encore plus personnels et retracent des épisodes plus précis de sa vie. Ainsi, le pathétique « Ne m’achève pas » semble expliquer son entrée, piteuse, dans le milieu des assassins. « L’elfe noire » évoque la plus révulsante de ses, pourtant déjà révoltantes, aventures charnelles. Mais le plus significatif reste « J’aurai voulu », entre testament et confession écrite lors d’une incarcération qui aurait du lui être fatale, cette balade, fort ardue à chanter, expose au grand jour et sans pudeur la noirceur de son âme ; ses ambitions et ses pulsion abjectes et antisociales.

On sait que ses relations et son extraordinaire capacité à survivre lui ont permis d’échapper à son juste châtiment sur l’échafaud en place publique. Mais nous perdons sa trace peu après. Est-il mort d’une maladie honteuse, abattu par une de ses relations peu recommandable ou justice fût-elle faîte discrètement afin d’éviter de nouveaux scandales ? A-t-il fait naufrage sous le drapeau noir de la piraterie ? Cette dernière hypothèse est la plus plausible : selon dernier témoignage à son sujet, il faisait route vers « le port le plus proche ».

Cyrille-Renée de Cessandre,biographe de l’improbable et de l’impossible.


Chants et poèmes

Ce Masque de cuir (poème)

Ma mie, ôh, j'envisage

De délicats plaisirs

Qui feront bien rosir

Vôtre si doux visage


Même s'ils restent très sages

Ils vous feront frémir

Et vous feront partir

Pour un bien beau voyage


Ensuite j'envisage

D'autres menus plaisirs

Qui feront bien rougir

Non pas vôtre visage


Un genre de massage

Plus, je ne puis en dire

Sans sitôt faire pâlir

Vôtre si doux visage


Mais bien plus qu'un dressage

C'est un fort grand plaisir

Qui vous fera gémir

Par delà les nuages


Trouvez dans ce message

Ce fin masque de cuir

Qui sierra à ravir

A ce si doux visage


Devant ces personnages

Il faudra vous couvrir

Afin de tout subir

Sans qu'on vous dévisage


Car malgré leurs grands âges

Ils sont parmi les pires

Je ne puis les voir jouir

De vôtre doux visage

Les Assassins (L'été indien/Joe Dassin)

On tuera

Qui tu voudras quand tu voudras

Et on sèmera la mort

Tant qu'on nous paiera en or

Toute la vie

Sera cette chasse sans fin

Car nous sommes

Des assassins.

Ne m'achève pas (Ne me quitte pas/Jacques Brel)

Ne m’achève pas

Je peux oublier

Tout peut s’oublier

Je n’ me plaindrai pas


Oublier les coups

Et même les coups bas

Où le sang coula

C’était pas beaucoup


Oublier cet homme

Qui tuait masqué

D’un coup bien placé

Dans l’ coeur du bonhomme


Ne m’achève pas

Ne m’achève pas

Ne m’achève pas

Ne m’achève pas


Moi je t’offrirai

De chouettes alibis

De bonnes planques et puis

Tu t’ reposeras


Je creuserai la terre

Juste après leur mort

Pour enfouir les corps

A six pieds sous terre


Je serai ton complice

Le chef ce sera toi

Le serf ce sera moi

Ca vaudra la peine


Ne m’achève pas

Ne m’achève pas

Ne m’achève pas

Ne m’achève pas


Ne m’achève pas

Je t’inventerai

Des plans insensés

Que tu aimeras


Je la fermerai

Sur ces amants-là

Qui ont eu deux fois

Leurs cœurs embrochés


Je leur raconterai

L’histoire de ce roi

Mort de n’avoir pas

Su bien te payer


Ne m’achève pas

Ne m’achève pas

Ne m’achève pas

Ne m’achève pas


Ne m’achève pas

Je n’ vais plus pleurer

Je n’ vais plus parler

Je me cacherai là


A te regarder

Planter et occire

Et à t’écouter

Trancher et puis rire


Laisse-moi devenir

L’ombre de ton ombre

L’ombre de ta main

L’ombre de ton chien

Mais Ne m’achève pas

Ne m’achève pas

Ne m’achève pas

Ne m’achève pas


J'aurai voulu ... (le blues du buisnessman- Starmania)

J’ai pas eu du succès en affaires

J’ai pas eu du succès en amour

J’ai même pas réussit à me taire

chez le bourreau en haut d’une tour

D’où je vois la ville à l’envers

Je ne contrôle plus mes sphincters

J’vais passer toute ma vie aux fers

Entre un gros porc et un gros lourd

Je retombe la tête la première

J’ai ma résidence secondaire

Dans tous les cachots de la Terre

J’peux plus supporter la lumière


Je suis pas heureux, j’en ai pas l’air

J’ai perdu le sens de l’humour

Depuis que je vais aux galères

Tout est fini, j’fais pas le fiers

Au fond je n’ai qu’un seul regret

J’sais pas ce que j’aurais voulu faire


J’aurais voulu être un cultiste

Pour pouvoir répandre l’chaos !

Les répurgateurs sur ma piste

En auraient bouffé leur chapeau !

J’aurais voulu être enchanteur

Pour pouvoir changer qui je suis !

J’aurais pu être à la hauteur

Pour pouvoir inventer ma vie !

Pour pouvoir inventer ma vie !


J’aurais voulu être un bretteur

Pour tous les jours risquer ma peau !

Et pouvoir me trouver beau

Dans les paroles des chanteurs !

Dans les paroles des chanteurs !


J’aurais voulu être alchimiste

Pour avoir le monde à refaire !

Ou pouvoir être élémentaliste

Et vivre plus d’un millénaire !

Et vivre plus d’un millénaire !


J’aurais voulu être un artiste

Pour pouvoir dire pourquoi j’existe

J’aurais voulu être un artiste

Pour pouvoir dire pourquoi j’existe

Le mercenaire (San Francisco/Maxime Le forestier)

C’est un castel en feu

Au sommet de la colline

On y vient piller, on ne s’y bat pas

Ceux qui vivaient là, on périt brûlés


On se retrouve en sang

Auprès des armées en route

Et l’on vient s’asseoir autour du repas

Tout le monde est là, pour avoir sa part


Quand le lotus noir se fume

Quand les braseros s’allument

Le mercenaire ...

Où êtes vous, gloire et richesse

Or et soies, attendez-moi


Nageant dans le brouillard

Egarés, rampant dans l’herbe

On attaquera le camps des barbares

On s’étripera, jusqu’à la nuit noire


Un autre arrivera

Pour nous dire des nouvelles

Du prochain combat à un contre deux

Puisqu’on est trop peu, on déguerpira


Quand le mercenaire se lève

Quand le mercenaire se lève

Le mercenaire ...

Où êtes vous, gloire et richesse

Or et soies, attendez-moi


C’est un castel en feu

Accroché au promontoire

On y vient à pied, on ne s’y bat pas

Ceux qui vivaient là, on périt brûlés


Peuplé de vieux félons

De bandits et de musique

Peuplé de lumière, et peuplé de fous

Il y a trop de bière pour rester debout


Si le mercenaire s’effondre

Si le mercenaire s’effondre

Le mercenaire ...

Où êtes vous, gloire et richesse

Or et soies, attendez-moi