De Aux Savoirs de Kersis'kal
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François Ferdinand de Malefosse
François Ferdinand de Malefosse.png
(disparu-e en 1255)
Identité
Nom: François Ferdinand de Malefosse
Surnom: Intendant
Race: Humain
Origine et Famille
Originaire du Royaume de Sarin'Dol
Allégeances
Membre de la Guilde des Marchands
Membre de la Ville
Membre d' Edenorya
Rang & Renommée
Institutions
Intendant d' Edenorya
Hors-jeu
Type: Personnage Non-Joueur
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Archives
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L'Intendant de la ville d'Edenorya s'occupe des affaires de la Ville lorsque le Bourgmestre est absent.

Il est originaire du royaume de Sarin'Dol et sa mère se nomme Érania.

Biographie

L'intendant d'Edenorya est un homme de contact qui aime les gens et les plaisirs de la vie. Chargé par le Bourgmestre de résoudre les tracas quotidiens de la ville, il agit pour que celle-ci se développe en harmonie. A la foi diplomate, comptable et gestionnaire, cet homme de l'ombre s'occupe de la gestion quotidienne de la ville, des commerces, des délégations de passage ainsi que des affaires courantes nécessaires. C'est un homme avec qui on peut toujours s'arranger et qui pense que la parole résout bien des problèmes. Porte parole du bourgmestre, il le représente assez souvent lorsque ce dernier est indisponible. Il est le garant des rentrées d'argents de la ville (tache qu'il effectue depuis toujours avec zèle) mais aussi des frais usuels de gestion et de la bonne tenue des commerces. Son amabilité est reconnue autant que son amour de la gastronomie. Il entretient des rapports courtois et respectueux avec les autres légats de la Ville. Cependant, il est de notoriété que sa rancune est aussi tenace que son amour de la bière...

Genèse

C'est dans un petit village paysan, assez miteux, du Sarin'Dol que naquit l'intendant.
Treizième enfant et dernier de la fratrie, on ne se donna point la peine de le nommer autrement que "le treizième" ou "le merdeux". Sa mère la douce et belle Érania (douce et belle à 15 ans parce qu'après 12 grossesses cela se gâte) le conçu sur le chemin des pâtures avec un jeune chevalier de 17 ans qui deviendra fort célèbre en grandissant.
Le jeune puceau venait de foirer sa première quête et s'en revenait chez ses parents la queue basse et la morve au nez.
Croisant Érania en pleurant comme une madeleine il se dit que, d'aventure, il reviendrait chez lui en homme malgré son échec, la honte ayant ses limites...
1 pièce de cuivre et 3 minutes plus tard le beau chevalier s'en fut le cœur léger et les bourses vides laissant une graine d'intendant dans le ventre d'Érania que tout ce bazar avait quelque peut retardé...

Enfance

À 7 ans l'intendant fait sa vie dans le village de ses parents, son « père » blessé par une chute de seau d'eau (bon ok il avait 2 grammes sous chaque œil !) reste à la porte de la masure à boire des coups avec ses potes alcolos.
Sa mère trime comme c'est pas permis avec tous les marmots accrochés à ses basques.

Malédiction de la différence

L'intendant à un problème, il est né par une nuit sans lune, alors que le vent hurlant enveloppait le village dans ses filets glacés.
Aussi déjà pour commencer les pécores ont vu ça d'un mauvais œil, en plus le petiot est né avec une intelligence supérieure, bénédiction me direz-vous ? Pas sur... dans ce village de demeurés consanguins c'est pas un cadeau ! Alors que ce soit démon ou fée en tout cas, ce qui s'est penché sur son berceau le mit carrément dans la merde avec son sens de l'humour à la con !!!

Idées et auto-bannissement

Or donc disais-je, l'intendant qui récurait les marmites en regardant sa mère porter de gros baquets plein de flotte suggéra à son paternel qu'il pourrait être judicieux d'utiliser des morceaux de bois pour amener l'eau au village... de même que d'éviter de garder les cochons à coté de la source d'eau pour des raisons de courante frénétique évidente !
Deux ou trois taloches plus tard l'intendant se dit que décidément il n'avait rien à faire là et qu'il allait descendre en ville pour gagner sa vie, voire retrouver son vrai père (c'est fou comme on est con quand on est gosse...) sur ce il mit au point un plan diabolique...

Chroniques d'un intendant ordinaire

Naissance

Par la plus noir des nuit sans lune, alors qu'un vent mordant vous frappe avec vigueur comme pour vous arracher la peau, un froid cruel vous glace la moelle des os, les loups eux-mêmes se terrent dans leurs terriers et les nains tapis dans leur montagnes enfilent des perles.

Il y a foule dans la petite masure de mes parents, ma mère étalée sur le dos s'étalant sur une paillasse usée,(un bâton entre les dents, le buste légèrement suspendu à une corde accrochée à une poutre) ; mon « père » ivre mort tenu par deux de ses frères à coté de la cheminée et qui jure de ne plus boire si sa femme s'en sort ! « Mocheté » la vieille sorcière que l'on sort de son trou pour les accouchements difficiles et qui fait courir des doigts fins aux ongles noirs sur le ventre de Maman. Mes 12 frères et sœurs qui couinent comme des rats tassés près de la petite table et qui regardent leur maman avec anxiété, le chat qui ronronne sur le manteau de la cheminée et se cogne de ce qu'il se passe, les deux chiens de « Papa » excités par tout cela et qui essaient de grimper Momie (la mère de maman) assise sur un vieux tabouret, « Méthylique » un vieux prêtre défroqué aussi ivre que père et qui marmonne agenouillé devant la couche, appuyé sur une écuelle d'eau bénite...
Tout ça dans une atmosphère enfumée, une odeur de graillon, des cris, des pleurs et une jonchée d'herbe dégueulasse où tout le monde patouille...
Bref un beau bordel !!! Vous comprendrez aisément pourquoi je mettais une certaine mauvaise volonté à sortir...
Oui mais alors que la nuit avançait, on décida d'employer les grands moyens pour me faire sortir. Vu que les mauvais présages s'accumulaient et qu'il fallait pas que je naisse à minuit comme le petit emmerdeur que j'étais déjà le laissait supposer.
Alors que dehors la tempête atteignait son paroxysme, Mocheté s'assit sur le ventre de maman, ses fesses osseuses lui rentrant dans le nez, et Mocheté se mit à pousser tout en psalmodiant une vieille litanie héritée dont ne sait quel culte massacré depuis longtemps !
Le prêtre s'endormit quasiment entre les jambes de maman, toute l'assemblée restante se faisant un devoir d'unir leurs efforts à ceux de ma mère avec forts glapissements et vociférations d'encouragement...
Et tac ! Ce qui devait arriver arriva, le bébé (moi donc ô anémique lecteur), le bébé donc fut expulsé avec force du ventre maternel, le prêtre dans un éclair de lucidité tendit un bras tremblant et m'attrapa un pied alors que ma tête baignait dans sa cuvette bénite, la sorcière finissant sa litanie trancha le cordon avec son ongle sale, le premier chien se jeta sur le bout de cordon et le pris dans sa gueule, mon « père » criant au miracle mais bousculé par le chien atterrit les fesses dans le feu, ses deux frères s'écroulant sur le deuxième canidé qui revenait à la charge sur Momie...
Momie qui tombât en arrière sa tête pénétrant par un curieux hasard dans le reste de soupe qui stagnait dans le chaudron. Renversant sa tisane brulante sur le fondement du cureton qui me lâcha, mes frères et sœurs bondissant de peur sous la table et renversant cette dernière sur les jambes des tontons...
Le chat regardait tout cela limite en se poilant...
Emporté dans les air par le véloce animal (qui tenait le cordon serré entre ses crocs) je poussais mon premier cri mélodieux (« mouaaaiouinnng ») la sorcière plaqua le chien, le cul de « Papa » pris feu, Momie se noyait dans la soupe, mes oncles avaient les jambes pétées, le deuxième chien se jeta par la fenêtre en prenant appui sur le prêtre qui les fesses bouillies et les couilles brulées se jeta à sa suite dans la neige !
Et maman m'attrapa dans ses bras alors que je passais devant elle en chouinant...
Mes frères et sœurs se cachaient la tête dans les mains traumatisés par se spectacle.
Le chat resta stoïque.
On peut donc dire que mon entrée dans le monde fut réussie et laissait présager de grandes choses.

La vie à l'auberge

À 13 ans j'étais malingre et souffreteux, ayant échoué dans une taverne très moyenne se nommant "Les 3 Fourchettes", je savais qu'il me fallait quitter prestement la sordide cité pour prendre la mer et respirer le bon air.
Je servais de marmiton, de grouillot, de souffre douleur et de cible à fléchettes depuis déjà deux mois et je me ratatinais, je dépérissais, il fallait réagir !

Une fois par semaine une grande fête secouait l'auberge et était prétexte à moult débordements, j'avais déjà amassé 5 pièces de cuivre mais je savais que deux pièces d'argent seraient le minimum pour embarquer sur un navire à destination de pas loin !
Le gros Demi-Orc tavernier, Mange-Cul de son petit nom, ne me payait jamais et me laissait à peine manger les restes, sa famille nombreuse me traitant comme de la merde ; quand au cuistot, Gueule de Raie, un ancien marin, plutôt Pirate d'origine Mulkesh, avec son bandeau sur l'œil, sa patte de bois et son haleine de hareng mariné, c'était mon seul allié dans la place mais il était presque tout le temps ivre et de plus sans langue : il prenait rarement ma défense...

Une occasion à saisir

Or donc il me fallait filer et il me fallait du pognon, de la maille, de la pièce ; je décidais donc, alors que la soirée commençait et que les fléchettes me piquaient le ventre, que ce soir je déroberai la caisse et partirai fièrement !
Plus la soirée avançait et plus mes chances de mettre la main sur le pognon diminuaient, faut dire que ce gros con de Mange-Cul regardait danser une hobbit unijambiste enroulée dans du papier collé à la graisse d'oie en sirotant de la liqueur dite de « jute de thon », le cul sur la caisse, objet de ma convoitise.

La destiné me frappa au coin du bon sens lorsqu'une plantureuse prêtresse de Bĕlios m'écrasa sa choppe sur le nez tout en gueulant qu'il n'y avait pas un homme appétissant dans ce rade miteux où elle perdait son temps !
La face repeinte à la bière et la lèvre fendue je pris mon courage à deux mains et lui proposait piteusement mes services. J'avais déjà surpris les filles de Mange-Cul se faire culbuter sur les tables en fin de soirée et j'avais déjà vu des gorets se reproduire en enclos (ce qui pour moi revenait au même d'ailleurs quand on côtoyait les-dites filles) La prêtresse me toisa d'un œil torve et brillant, m'attrapa sous son bras et m'emmena derechef dans sa chambre.
Je découvris rapidement que mes connaissances étaient bien limitées devant la fougue, l'imagination, la souplesse et le fouet de cette délicate prêtresse de 110 kilos...

Le début de la richesse

Je ressortis deux heures plus tard, fourbu, les fesses zébrées, des sangles pendantes aux poignets et beaucoup moins niais.
La fête était sur la fin faute de combattants, ne restaient que des gens étalés partout, une odeur de vomi et un nain accoudé à une table qui hurlait à qui voulait l'entendre qu'il offrirait une pièce d'or à qui lui amènerait derechef une accorte naine.
C'est là, encore tout retourné de mon rodéo avec miss Bĕlios que je fis un truc stupide : j'attrapais une serpillère de sous le comptoir et me la carrait sur la tête, j’attachai un tablier à ma taille et je m'approchais du nain ivre en éructant la seule phrase naine que je connaissais : « c'est un peu cher pour un si minuscule caillou ». Et j'attrapais la brillante pièce ! Ni une ni deux je me retrouvais plaqué contre la table, les braies sur les sandales avec un nain dans le dos qui braillait en commun : « mais non de dieu où est le trou ?!? »
Bien sur vous connaissez les nains, il trouva son chemin et me sailli brutalement pendant que je me reprochais d'être parfois si rapide d'esprit mais con dans la réalisation.
Une fois son affaire faite le nain tomba d'un coup et ne se releva pas, j'attrapais la caisse de l'auberge qui dépassait du postérieur de Mange-Cul, je mis le feu à sa chemise avec une des bougies survivantes et m'enfuis dans la nuit.
C'est ainsi que votre serviteur, le cul enflé et les jambes arquées, une pièce d'or en poche et la caisse sous le bras, se dirigea à petit pas vers le port en contrebas alors que, derrière lui, brulait une vieille auberge...

De la vie monacale

Un moine d’un age mûr, avec un certain embonpoint, une bure bleu nuit très sobre, un regard d’une douceur infinie et un léger sourire me regardait de derrière son simple bureau. L’arrière de son crâne chauve éclairé par le soleil couchant qui entrait par la lucarne du vénérable mur de pierre du monastère.

Le moine - François, tu sais que le Grand Inquisiteur va venir nous rendre visite demain ?
François - Oui mon maitre...
- Tu sais qu’il vient récupérer le calice béni dans lequel une fois tous les 15 ans le sang d’un Ange remplit cet objet sacré ?
- Oui bien sûr...
- Calice que tu as vidé hier soir après avoir bu le coups avec Boris, le fils du meunier...
- Heuuu...
- Boris que l’on à retrouvé ce matin, nu avec du persil dans les narines, une pomme dans la bouche et des oignons dans le cul... sur la place du marché.
- C’est vrai que ça à un peu mal tourné cet apéritif...
- Tais-toi François !
- Oui maitre...
- Tu as 17 ans non ?
- A peu près, votre douceur...
- Tu peux être jugé comme un adulte et ton cv est assez sombre mon fils.
- Et bien...
- Tu as défloré un tiers des sœurs du couvent d’à coté.
- Tant que ca ?
- Tu as copulé avec un quart des novices de notre monastère et ils ne pourront être ordonnés cette année.
- C’est... possible, mais...
- J’ai fait parler tes rêves et ton inconscient s’est bien livré. J’en ai ici une transcription que m’a remise mon fidèle scripte : voici quelques morceaux choisis qu’il m’a sélectionnés !
- Ah bigre...
- En préambule, tu es fils de roi et de paysanne.
- Ca arrive parfois !
- Tu es maudit depuis tes 13 ans, maudit par une sorcière de l’Est à qui tu as joué un tour.
- Un léger problème de coutume...
- Tu as été mordu par un vampire il y a peu.
- Certes mais, vu sa beauté, le jeu en valait la...
Le moine, fronçant les sourcils, lançant un regard noir - Tu as couché avec une grand-mère.
François - Elle ne faisait pas son âge...
- Tu as dérobé l’argent des taxes d’emplacement du marché.
- Un impôt indigne quand on y pense...
- Tu t’es fait culbuter par une demi compagnie de chasseur alpin orc.
- Pas ma meilleure idée... mais sur le coup une foi capturé...
- Tu as couché avec des animaux de ferme !
- Je ne me rappelle pas qui les avait invités à la soirée et...
- ...Avec une hybride.
- Curiosité mais...
- Avec un hybride.
- Uniquement pour rendre service et en plus...
- Tu à été retrouvé ivre mort au milieu des potions du frères apothicaire, toutes brisées ; couvert de coupures et de divers liquides tu as fait deux semaines de coma !
- ...été victime d’une mauvaise farce...
- Tu as tué le majestueux coq du prieur.
- Il voyait plus la différence entre le jour et la nuit ce c…….
- Et... Tu as couché avec ma plus jeune sœur !!!
- Je me disais aussi qu’il y avait un...
- Tais toi sacripant... par la puissance de mnnmmennhuu je te paralyse !!!
- Ah... m...
- Or donc mon brillant apprenti, ces 3 ans que tu as passé ici ont été bien remplis mais que crois-tu qu’il va se passer quand l'Inquisiteur voudra une tête ?! Je doute que le prieur mette beaucoup de zèle à te défendre... surtout depuis que... enfin bref, mon enfant je t’envoie sur-le-champ en pénitence deux ans chez les templiers, en espérant que tu t’assagisses.
Tu as bien conscience que pas une fois tu n’as reconnu tes torts ; alors, évidemment, je te vois mal te défendre à un procès clérical qui se finira sur le bucher.
Pars, jeune François, et retiens une part de mon enseignement si cela est possible. Je te libère !!!
- Merci maitre... ...Maitre ?...
- Mon enfant.
- Nous ne nous reverrons jamais n’est ce pas ?
Le moine, souriant - Un si grand potentiel avec une si petite jugeote !!!

Partie de chasse chez les elfes

Quand j’avais la vingtaine et un grand, grand besoin d’anonymat, je partis dans les bois profonds et fut recueilli par des elfes chez qui je restai... je restai bien une décennie ou deux à la louche car parfois le temps passe bizarrement.
Or donc chez les elfes le truc cool c’est qu’on se la coule assez douce en vérité : on ramasse des trucs à manger, on fait la ronde, on regarde le ciel béatement assis sur son cul et on fume de l’herbe en mâchant des champis. Bon, pas que ça mais c’est un assez bon résumé de ce que moi je faisais de mon temps... Sinon, je me formais un peu avec leurs jeunes pisteurs.
Donc avec mes potes je parcourais la foret, torse poil, le slip bien remonté jusqu’au nombril et les pieds nus, que du bonheur. Il y avait évidemment un meneur répondant au doux nom de Mmss’t quelque chose... et on le suivait partout. Il était jeune, il était beau, il sentait bon le... bref un beau mâle courageux toujours à aller de l’avant sans peur et sans reproches.

Un jour de printemps, alors que mes jeunes amis avaient des montés de sève récurrentes, Mmss’t nous fit empoigner des lances (non pas celles-là ! fieffé coquin !) et nous partîmes fièrement à la chasse o gros, o gros gibier quoi, une idée un peu débile pour prouver notre valeur.
Vraisemblablement plus pour prouver un tas de truc à des filles nubiles qui passaient leur temps à chanter, serrées comme des sardines, les fesses à moitié à l’air, en se faisant bronzer au bord d'un lac sympa où des gnomes jouaient de la salsa sur des crânes de gobs !
Or donc nous cinq, fiers guerriers élancés, nous flairâmes une super piste au pied d'une vieille montagne et poursuivîmes un vieux sanglier féroce pas piqué des hannetons.
Nous venions de percer à mort le vieil animal lorsque une forme monstrueuse émergea d’entre les rochers en nous faisant faire dans notre frocs (surtout moi).
Là, devant nous, se dressait un troll gigantesque, perclus de verrues et d’anneaux aux tétons... et il nous fit de sa grosse voix : "bouhhh !!!".
Les trois miteux se cassèrent directe sur-le-champ mais Mmss’t s’écria ; « par le pouvoir de mes ancêtres je résiste à l’effroi et ma main jamais ne tremblera »... quel con ! Moi évidement je voulais me casser mais mes jambes voulaient pas suivre !
Effectivement, la main de Mmss’t ne trembla pas quand d’un geste nonchalant notre gigantesque troll le chopa par le cou, le souleva de terre alors que Mmss’t lâchait sa lance et le troll me dit dans un commun approximatif, « toi aussi ducon tu résistes si bien à la terreur que tu préfères rester seul face à moi ? » et sur ce il brisa le cou de mon infortuné mais drôlement courageux compagnon.
Je lui dis en bredouillant, tout en mouillant mon slip kangourou déjà pas mal entamé... que j’adorerais fuir mais que mes salopes de jambes voulaient pas ! Il me regarde de plus prêt en approchant son abominable tête de mes yeux exorbités et me dit, : « je sais pas ce que tu es comme bête, mais tes vraiment le truc le plus con que j’ai jamais bouffé »
Et la il ouvre un large bec ...et je me mets à hurler : « me bouffez pas votre horreur je pourrais vous être utile » (un vieux truc que m’avait appris un pote prêtre d’Aëthéor missionnaire chez les neuf voiles).
Le monstre s’arrête à un doigt de mon visage, son haleine de rat crevé emplissant puissamment mes sens et me dit : « en quoi un débile, trop con pour s’enfuir et trop couard pour m’affronter pourrait m’être utile ? »
Pas con le gros machin... Prenant ma voix la plus velue (genre couinement de vieux prêtre de Bĕlios asthmatique) je lui dit pèle-mêle que je chante, fait la cuisine, sais conter et compter, danser, roter, Peter, jouer du banjo et imiter le porc qu’on égorge...
Il me regarde encore une fois, tout en commençant à déshabiller feu le courageux pisteur elfe, lui fourre une bonne branche durcie au feu dans le fondement, puis me demande si je sais éplucher des légumes. Je réponds par l’affirmative et c’est comme cela que je suis devenu le familier d’un gros troll... et que j’ai compris une grande leçon : « C’est pas par ce que tu peux faire un truc (et pas les autres) qu’il faut le faire. »

Trois vœux

Un soir pourri chez les sintos, froid, humide, le ciel est noir et chargé de gros nuages ; j’ai froid et je fête mes 20 ou 30 ans (je sais plus trop) dans une auberge miteuse. Je suis entouré de paysans incultes bouffeurs de riz et de rōnins mal embouchés au regard d’acier...
Par un malheureux concours de circonstances j’ai dû fuir dans ce beau pays parce que j’ai emprunté deux ou trois bricoles à l’Arcanium dont le fameux « sceptre de rigidité » très utile pour les vieux barbons. Ils m’en veulent un peu parce qu’ils ne sont pas prêteurs.

Je me morfonds donc dans un pays très codifié où se mettre la tête à l’envers n’est possible que dans certains établissements, ou très chers et chics ou très miteux avec paillasse en jonc et bol de riz... je vous laisse deviner ou j’étais !
Bref je m’en prends une bien sévère et les petites coupettes s’empilent devant moi ; j’observe cette pyramide précaire d’un œil torve la bave aux lèvres et les idées confuses.
Je lève la main pour tâter la croupe de la jolie serveuse en commandant un énième verre (dans ce pays étrange certaines coutumes sympa n’ont absolument pas court !!!), mon horizon s’assombrit quand deux costauds, le crâne rasé et la mine patibulaire, me choppent par le col, me retournent pour faire tomber mes dernières piécettes et me balancent dans la rue et y mettant tout leur cœur.
Je traverse la rue boueuse en vol plané et me fracasse contre un portillon en bois situé à la base d’une des rare maisons en pierre... et je tombe comme une bouse à l’étage du dessous.
Je me fracasse sur des sacs de riz et des bambous séchés et je me mets à voir trouble puis à vomir abondamment, ou inversement... Je tombe un peu dans les pommes et après un temps indéterminé j’émerge légèrement : couvert de vomis, du riz dans les narines et des bambous dans le derche...

Il fait noir comme dans des toilettes naines et l’odeur y est similaire, n’étant pas encore nyctalope à cette période de ma vie je tâte dans ma sacoche... Alors que j’ai le cerveau à l’envers et les restes de mes libations qui demandent à sortir ; je sors de mon sac, dans ma pogne victorieuse, une vieille lampe à huile (entrée en ma possession sur le dernier navire que j’avais emprunté pour venir dans ce beau pays, cette lampe appartenait je crois à un homme étrangement enturbanné et pas commode pour sous). Je baragouine des saloperies et cherche du feu tout en frottant cette vieille lampe pour trouver la mèche sans doute cachée sous l’épaisse couche de poussière de riz qui la recouvre.
Et la mes agneaux... alors qu’une terrible gueule de bois m’étreint et que je ne pense qu’à... bref que je pense à rien ; si ce n’est voir quelque chose pour retourner à la taverne ! Un bon dieu de clown bleu avec un accent à chier et une mine d’enturbanné vendeur de loukoum commence à me chanter ramona et me demande ce qu’il peut faire pour moi... Le tout en m’appelant "maitre" et en parlant de vœux et autres conneries de vendeur ambulant !!!
« Déjà tu peux fermer ta gueule une minute et baisser la lumière putain d’enfoiré, voila ce que j’désire » que j’y dis tout en essayant de tenir en position assise et de ne pas re-vomir.
Le mystérieux visiteur s’exécute et alors que je commence à mieux y voir, je lui demande qui il est et ce con ne me répond pas... Au bout d’un moment ce drôle de clown me redemande ce qu’il peut faire pour moi ou un truc approchant. Comme je sens que je vais mourir dans d’atroces souffrances liquoreuses que j’ai la tête qui résonne et que j’ai envie de chier, je lui dit : « Écoute, tête de gland, fais que je ne subisse plus jamais aucun effet néfaste et fatal pour mon pauvre corps après l’ingestion de n’importe quelle poison bouffe ou liquide et crois-moi, tête de rat, tu m’exaus’ra !!! crétin va ! »
Et bien sur après un court moment l’autre vaporeux me dit : « C’est fait maitre ! Autre chose ? »
Moi je l’avais déjà oublié ce cloporte étrange, vu que je commençais à m’endormir entre deux sac de riz le ventre plus léger. Échaudé, j'hurle à ce grand con que mon vœux le plus cher serait qu’il reprenne son entière liberté pour vaquer à ses occupation et de ne plus jamais casser les couilles des honnêtes gens... mais qu’avant de faire ça, Monsieur le gros malin, il a qu'à me téléporter dans la grande salle de banquet du palais des rois nains et que je veux, Monsieur le roi des chieurs, arriver à la table royale allongé nu dans un plat en sauce avec une pomme dans la bouche et une corne de brume dans le cul qui jouerait leur hymne guerrier le plus sacré !!!

Autant vous dire que ce jour là, j’ai compris que les nains sont un peu mélomanes et que les courtois vaporeux sont parfois ce qu’ils disent !