De Aux Savoirs de Kersis'kal
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Enfants des Cendres
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Structure
Organisation : Compagnie mercenaire
Représentant : Le Grand Frère
Fondation : An 1220 (38 ans)
Alliance
Faction : Faubourgs d'Edenorya
Présent(es) sur : Kandorya
Possédant : 1 fief(s)
-
Population et culture
Langue(s) : Commun
Effectif : 70
Race majoritaire : Mixte
Personnalité(s) : 17
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Les Enfants des Cendres sont une compagnie de mercenaires. Elle a été formée sur Orya en 1220 puis a entièrement migré sur l'île de Kandorya. Elle se distingue par son esprit communautaire voire familial.

Histoire

En 1220 a eu lieu une terrible bataille frontalière entre l’empire Mulkesh et la république d'Eturia. Un petit groupe de survivants, abandonnés sur le terrain et laissés pour morts, s'est retrouvé à errer sur les routes.

Quelques mois plus tard, ce groupe croise une bande d’enfants perdus rescapés d’un pillage. Après une prise de conscience, ils décident de s’allier et de former la compagnie des Enfants des Cendres. Pour survivre et ne pas être pris pour des pillards, ces jeunes armés se présentent comme groupe de lames à vendre. Sa première mission d'éclat est de mettre hors d'état de nuire une armée en éliminant son commandant.

Depuis, la troupe parcourt les routes d'Orya en vendant ses services au plus offrant. Ils sont surtout restés dans les régions de Shinseiko, Mulkesh, Eturia, les Durdinis et le Caedeyrn. Ils accueillent régulièrement de nouveaux membres, souvent des parias, esclaves évadés et enfants. Ceci leur donne une composition ethnique très bigarrée.

C'est en 1250 que la troupe a quitté Orya pour s'établir à Kandorya. Les écrits de Gratteur, le biographe pirate de la Fraternité Rouge, mentionnent les Enfants des Cendres comme ayant participé avec les mercenaires du Haut Fanal à la libération de l'Archimage en 1250.

Organisation

Les Enfants des Cendres sont organisés sur un modèle familial et communautaire plutôt que militaire. Ils choisissent parmi eux un grand frère qui représente la compagnie et exerce une autorité peu restrictive. Un conseil d'oncles et de tantes, formé des membres les plus anciens et sages, existe pour rappeler les valeurs de la compagnie, et éviter les écarts trop flagrants des enfants plus jeunes. Les décisions importantes sont prises au suffrage universel direct.


Fief

Les Enfants de Cendres ont pu obtenir le fief n°16 sur Kandorya en 1250. Crisos Erolios le décrit comme suit :

"Cette compagnie de mercenaire a, il me semble, décidé de pousser plus en avant la découverte de la cité d'où est sortie celle qui a été nommée Nécromancienne. Peut être y ont-ils trouvé une voie d'accès vers des territoires secrets ? Une chose est sûre, c'est que quand j'ai vu s'enfoncer toute cette compagnie dans les profondeurs de cette cité antique, un frisson m'a parcouru et lorsque j'en ai croisé certains quelques semaines plus tard au sein de notre bonne ville, j'ai cru un instant voir des morts. Mais il semble qu'ils aient trouvé Bois et Nourriture là où ils sont... ou qu'ils soient allés d'ailleurs..."
( Les pérégrinations de Crisos Erolios Crisos Erolios).


Les Enfants des Cendres ont élu Keldar Ampadarian pour l'administrer.


Légendes

Les Enfants des Cendres sont une troupe légère. Ils sont habilités autant à se battre en escarmouche qu'a soutenir une ligne. Ils préfèrent toute fois eviter les combats inutiles. Ils ont quelques principes important. - Ils luttent toujours contre l'esclavage - Ils n'abandonnent jamais les leurs - Ils ne se trahissent jamais

Le texte le plus ancien parlant d'eux a été retrouvé dans les archives du fort d'Amporius (Province de Yanesh) au frontière Ouest de la République d'Eturia.


"La nuit est profonde et les hommes qui nous entourent sans cœur. Nous le savons, nous n'avons que peu de chances de nous en sortir. A un contre dix, il faudrait un miracle. Notre émissaire est parti depuis maintenant quatre jours, mais comme les autres il a du être pris. Nous allons mourir ici sans pouvoir arrêter les hordes sauvages du Vent d'Est.

Le soleil va poindre d'ici quelques instants et avec les premières lueurs de l'aube la curée va commencer. Au loin, le son d'une corne auquel répondent deux autres notes plus claires. Les bataillons attendent leurs officiers et se préparent à la charge. Sur les remparts, la garnison fatiguée se prépare à repousser l'assaut. Nous savons qu'ils ne feront pas de quartier : ils n'en font jamais.

On attend les tambours de marche mais ils tardent à venir, vidant nos forces par leur silence, empêchant nos contre-chants de nous galvaniser.

Le soleil perce enfin, l'armée en face est comme une vague gigantesque qui va nous engloutir, mais elle n'entre toujours pas en mouvement. Cela n'augure rien de bon, ils préparent un mauvais coup.

Une nouvelle trompe sonne, plus claire, plus stridente. Une sonnerie d'alarme à laquelle répondent le fracas d'armes et le hennissement des chevaux. Soudain l'alignement parfait des fantassins semble comme tordu par la chaleur du soleil naissant. La parfaite discipline du Vent d'Est se brise, les hommes se tournent les uns vers les autres en poussant des cris.

Un cavalier se détache de la crête ouest, l'ennemi complètement désorganisé ne le poursuit même pas. Armanius revient, l'émissaire que l'on a envoyé chercher du secours a réussi. A côté de lui un curieux cavalier, jeune s'il en est, armé de pied en cap, portant un étrange emblème : une plume brûlée. Le symbole des énigmatiques Enfants des Cendres.

Aucun officier supérieur n'est encore apparu dans les lignes d'en face et ils ne viendront jamais. « Les Cendres » leur ont réglé leurs comptes lors de la dernière réunion d'état major. Pas un n'en a réchappé et l'immense armée est maintenant un corps sans tête, un géant incapable d'agir.

Plus tard, alors que l'armée de l'Est se retire en désordre, nous voyons la colonne hétéroclite de nos sauveurs se présenter à nos portes. Quelle n'est pas notre surprise à tous de découvrir que c'est une compagnie d'à peine 30 lames qui vient de défaire la puissante armée qui aurait balayé une garnison de plus de 300 vétérans endurcis. Une trentaine de mercenaires sans cohérence d'armement ou d'uniforme, sans signes de grades ou de galons, hommes et femmes mélangés, humains et bêtes se parlant sans distinction. Tous à peine plus vieux que mon fils aîné.

C'était cela la Compagnie des Enfants des Cendres à ses débuts, depuis bien des choses ont changées. "

( Archives du Fort d'Amporius an 1224 par Papinus Alonius).


Traditions

"Lors d'un soir de la grande foire, j'ai assisté à la cérémonie des Enfants Des Cendres pour la disparition de l'un des leurs.

Grimmur, le maître ritualiste et chaman des Enfants, les a tous appelés à venir se rassembler au pied de leur bannière. Après leur avoir expliquer la raison de ce rassemblement et la personne qui sera honoré lors de cette cérémonie, il demande à chaque Enfants, chacun leur tour, de rappeler leur souvenir le plus marquant du disparu. Suite à cela, Grimmur fait apparaître par un procédé magique l'âme du disparu. Deux autres personnes apparaissent également à ses côtés. Il s'avère qu'il s'agit de deux Enfants qui sont déjà morts. A sa droite se tient Gouline, le plus récent grand frère mort et, à sa gauche, Garath, mort de vieillesse lors de la troisième grande foire et qui fut certainement le plus paternel de tout les Enfants. Dans la tradition EDC, c'est toujours le dernier grand frère mort qui vient les chercher et il est souvent accompagné. Le disparu, comprenant que son heure est venu, commence à faire un tour de table pour dire un mot à chaque Enfant présent. Les deux autres âmes des Enfants Des Cendres passent un message également à ceux présents en leur disant de continuer de vivre dans la joie et la bonne humeur et qu'ils veilleront sur eux. Enfin les trois âmes finissent par repartir ensemble. Un objet du défunt est ensuite remis à l'Enfant qui lui était le plus proche. Puis l'une des Enfants entame le chant traditionnel de la perte d'un Enfant Des Cendres.

Cheshyre Oreilles Dressées, habitant de Réfirsol, en l'an 1254.