De Aux Savoirs de Kersis'kal
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Empire de Trigan
~ Empire de Trigan ~
Structure
Organisation : Nation
Régime : Théocratie Duale
Instance dirigeante : Krometz Ier
Akasha la subtile
Taille : Cités
Fondation : An 736 (522 ans)
Disparition : An 1255 (3 ans)
Alliance
Présent(es) sur : Orya
Population et culture
Langue(s) : Mulq
Religion : Culte d'Antinéa
Culte de Noctéon
Race majoritaire : Humain
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Archives
La page que vous consultez concerne un personnage, un groupe ou un territoire disparu.

Avant-propos

Attention ! Cette page décrit l'empire de Trigan en Orya tel qu'il était avant sa disparition lors du cataclysme qui a ravagé le continent. Les informations qui y sont présentes constituent une part importante de la culture des Triganes en Kandorya, mais n'ont qu'une valeur historique et n'ont plus d'impact immédiat sur les Triganes survivants sur l'île.

Pour plus d'information sur les Triganes en Kandorya :
Loupe.png Article détaillé : Délégation trigane

Texte d'ambiance

Illustration de la Cité de Trigan.jpg
Voici enfin devant nous Trigan, la cité aux murs d'enceinte plus hauts que les plus grands baobabs et plus épais que les piliers célestes. Du haut de ces remparts c'est toute l'histoire du peuple trigane depuis la création de l'Empire, ancienne colonie de Mulkesh, jusqu'à nos jours qui nous contemple.
Mais voilà que s'approchent les cortèges religieux de l'église d'Antinéa, la déesse aux milles vices, et de l'église-armée de Noctéon, leur dieu aussi violent que la nuit est noire.
Révérées et Révérends, nous ne sommes que d'humbles marchands venus vous apporter nombres produits de nos lointaines contrées. Bijoux, parfums capiteux et armes rutilantes qui vous feront étinceler de mille feux sous le majestueux et vénérable soleil qui baigne cette contrée ...
Dernier mots d'Eliphidias du Moulin Camille, maître marchand, rapportés par Crépin au croissant de lune, esclave et seul survivant de la caravane..


Situation géographique

L'empire de Trigan occupe une large frange au nord du désert du Medjay correspondant à une antique province Mulkesh. La cité de Trigan, sise au nord-ouest du Medjay, est la capitale et le coeur de l'empire.

Territoire Trigan.jpg

L'empire est délimité par la cité de Trigan, sa capitale, ainsi que par huits domaines qui sont des places-fortes s'étendant des frontières de Lormak jusqu'au désert, puis suivant une route de caravanes jusqu'à la mer.

Les Marches d'Aëthéor et le Royaume de Lin'Elenos forment la frontière nord de l'empire de Trigan. La plus grande partie du désert du Medjay en constitue la frontière sud.

Cité de Trigan

La Cité de Trigan est la capitale de l'Empire de Trigan. À l'origine une ancienne forteresse mulkesh, cette merveille d'architecture est la plus grande place-forte du continent.

La Cour de la Cité de Trigan est réputée pour son faste et ses amusements. Trigan est connu de part le monde d'Orya pour le commerce, cette ville étant le croisement de nombreuses caravanes, les arts du plaisirs, l'architecture civile/urbaine, son vin sec parfois agrémenté d'épices, ses opéra religieux, leur capacité a survivre dans le désert, les arts de la guerre, l'éducation militaire et religieuse et son marché aux pigments.

Le Sanctuaire

La cité de Trigan s’est bâtie autour de trois collines:

  • Sur Mevo : Le temple majeur du Culte d'Antinéa et son observatoire astronomique.

C'est ici que l’Éphéméride (calendrier lunaire)est établi. Le Temple abrite, entre autre, les greffes et les grands tribunaux, la bibliothèque des confessions, les registres de propriétés meubles et immeubles, etc...

La tour est le siège du conseil stratégique. Le Temple abrite, entre autre, l'académie militaire impériale, l'Arène du Dernier Sacrement où tout citoyen peut demander la mort les armes à la main, les "modestes appartements" (cellules de prison pour personnes fortunées),etc...

  • Sur Trigo : Le palais impérial et sa coupole d’argent.

Ces trois promontoires sont les points les plus élevés de la ville et forment le « Sanctuaire », ils sont ceinturés par le « Premier Mur », le rempart originel, construit par les trois frères et renforcé depuis.

La Haute-Ville

La cité qui se déploie immédiatement autour porte la marque de l’empire mulkesh. Les voies sont correctement pavées, les bâtiments sont massifs, construits de pierres taillées et ouvragées, fréquemment cernés de murs d’enceinte. Ces vastes castels sont les sièges des confréries et loges influentes des Premiers et Dernier Quartiers (voir caste), les quelques demeures privées appartiennent aux plus fortunés. L’austérité de la pierre est heureusement atténuée par la profusion d’arbres et de fleurs qu’un judicieux système d’irrigation favorise. Cette « Haute-Ville» est ceinturée par le « Deuxième mur » dont les portes sont gardées nuit et jour. Les étrangers ne sont pas autorisés à y circuler librement.

La Basse-Ville

La « Basse-Ville» reçoit les demeures privées des citoyens aisés, les marchés et commerces. Elle accueille le très luxueux, au plus proche du Deuxième Mur, comme le plus modeste plus on s’en éloigne. Les maisons sont toujours de pierres et les rues, quoique moins larges que dans la Haute-Ville, y restent entretenues. Le « Troisième Mur » en fixe la limite. La Basse-Ville est tellement vaste qu’un habitant de Trigan n’utilisera jamais ce terme pour indiquer qu’il y habite, mais utilisera le nom de son quartier, souvent lié à sa fontaine. Les étrangers peuvent circuler dans la Basse-Ville, mais ils n’ont pas le droit d’y acquérir une maison, ou d’y ouvrir un commerce, aussi travaillent-ils souvent en association avec des commerçants triganes dûment établis.

La Ville-Moindre

Au-delà s’étale la Ville-Moindre avec, au nord et au sud, de vaste zones de résidence pour les citoyens les plus pauvres, logés dans des maisons de briques de terres ou de « pierres tombées » (des pierres de moindre valeur délaissées par les bâtisseurs) disséminées au milieu d’une mosaïque de jardins potagers.

A l’est et à l’ouest, de nombreuses auberges forment les Quartiers des Etrangers. De taille et de qualité très variable, elles accueillent tous les visiteurs, qu’ils soient prestigieux ambassadeurs, commerçants, voyageurs ou pèlerins. Elles sont souvent adossées à des entrepôts et à proximité des caravansérails. Quand le Quatrième Mur fut construit, il enserrait la totalité de la ville, mais depuis, l’essor du commerce a encouragé la construction de nouvelles infrastructures sur les terres à l’extérieur.

Les Fontaines

La cité de Trigan est irriguée par la Phasilée. Cette large rivière prend sa source dans les montagnes, près de la tour d’Akioch et coule d’est en ouest jusque dans les forêts de Lin’Elenos. Depuis sa construction, Trigan a développé un ingénieux système de conduits et de réservoirs qui lui assure l’approvisionnement en eau nécessaire à sa population. Les quartiers s’organisent autour des fontaines. En plus de la boisson et de l’hygiène, l’eau est utilisée pour abreuver les nombreux jardins floraux et potagers dont les habitants sont devenus friands. Cet important prélèvement d’eau a altéré le débit de la Phasilée en aval, vers les forêts de Lin’Elenos, et a occasionné de nombreuses tensions entre les deux peuples.

Les huit domaines

Le Mémorial

Le Mémorial est l'endroit où a été conclue la trêve avec les orcs de Lormak en 1199. Il y a une petite garnison, et surtout une arène pour le trollball.

La Marche

Cette puissante forteresse verrouille l'accès à la cité de Trigan via "la Chaussée" (un tronçon pavé de l'ancienne route impériale, du temps de la période mulkesh).

Mezoban

Khezkaernon

Kaz-Mahala

Ce petit port commercial marque la limite Est de la route trigane des épices.

La Dent Creuse

L'Oued de la Dent Creuse est une place-forte stratégique qui contrôle et protège l'approvisionnement en sel de la cité.

Le Pont d'Argent

Ce pont fortifié sur la Phasilée est le passage privilégié des caravanes vers les royaumes au Nord. Une puissante forteresse le protège. Au fil des ans, de nombreux commerçants se sont installés sur les deux rives et ont établi un comptoir florissant.

L'Observatoire

Cette petite citadelle est le lieu privilégié des échanges entre l'Empire Trigan et Lin'Elenos depuis 90 ans. Aujourd'hui, il y réside plus de savants et d'érudits que de soldats.

Évènements marquants

Une courte liste des évènements qui ont affecté le plus profondément l'Empire de Trigan au cours des âges est proposée ici :

  • 599 : Trigo, Brag et Vlud fondent la cité de Trigan.
  • 736 : Lego est proclamé Premier Empereur de Trigan.
  • 998 : Lucrèce, grande prêtresse d'Antinéa, arrive à Trigan.
  • 1002 : Lucrèce ouvre les porte de la cité de Trigan qui tombe sous l'assaut nocturne des guerriers de Noctéon. L'élite mulkesh est éliminée, la population accueille les conquérants qui restent et s'intègrent. Lucrèce prend la direction de la cité, aux côtés de Yaro.
  • 1004 : Les cultes de Noctéon et d'Antinéa sont en pleine expansion dans l'empire de Trigan.
  • 1018 : Trigan est réorganisé autour de l'église d'Antinéa et de l'église armée de Noctéon.
  • 1084 : A Trigan, les charges des 2 maîtres de chaque église sont créées. L'église d'Antinéa serait dirigée par la Lucrecia et une Viciosa, tandis que l'église armée de Noctéon serait aux mains du Dominion et d'un Necromion.
  • 1125 : Début de 5 années de guerre entre Lin'Elenos et Trigan.
  • 1146 : Invasion massive de rats dans la cité de Trigan.
  • 1184 : Le Dominion Calorkz lance l'attaque de Trigan contre les territoires de Lormak, cette guerre va durer 15 ans.
  • 1199 : Trigan et Lormak cessent leur guerre pour lutter contre les hordes de morts-vivants
  • 1200 : Échange commerciaux entre les orcs de Lormak et Trigan.
  • 1205 : Scandale à Trigan, révélation sur l'existence d'ordres secrets au sein de chaque église.
  • 1220 : Arrivée au pouvoir du Dominion Krometz 1er et de la Lucrecia Altéa II.
  • 1252 : Mort de la Lucrecia Altéa II. Une nouvelle Lucrecia est nommée en la personne d'Akasha la subtile. Les deux dirigeants sont appariés.

Culture

L'identité culturelle des Triganes est très forte. La très grande majorité de leurs valeurs leur est enseignée au travers du crédo religieux issu du Culte d'Antinéa et du Culte de Noctéon. Il n'existe aucune séparation entre l'état et l'église dans l'Empire de Trigan, et absolument tous les aspects de la vie des citoyens triganes sont imprégnés par la religion.

Antinéa est la lune blanche, Noctéon la lune noire, et toutes les nuits, ils dansent, se passant l'un devant l'autre dans un éternel pas-de-deux. Si chaque culte a ses particularités, il existe de nombreuses occasions où ils sont célébrés conjointement, par exemple dans les cérémonies liées aux éclipses, ou lors des rituels d'appariement.

Pour comprendre les éléments de la culture trigane exposés ci-après, il est donc indispensable de prendre connaissance des éléments religieux développés sur les pages suivantes :

Loupe.png Article détaillé : Culte de Noctéon
Loupe.png Article détaillé : Culte d'Antinéa

Traditions

Appariement

Le mariage et la monogamie sont tabou dans la culture trigane, le premier n'ayant aucune existence légale et la seconde pouvant mener à des sanctions officielles : la monogamie est considérée comme la perversion d'une vie sexuelle normale, c'est à dire multipartenaire. Les Triganes, pour lesquels le chiffre deux est sacré, pratiquent pourtant un rituel qui pourrait, d'un point de vue extérieur, être considéré comme proche d'un mariage : le rituel d'appariement. L'appariement est une tenative explicite des Triganes de se rapprocher de leurs dieux Antinéa et Noctéon, dont l'union a donné naissance à la culture et l'identité trigane. Ce rituel est un passage obligatoire pour tout citoyen trigane.

Lors de conjonctions de la Lune Noire et de la Lune Blanche, les citoyens esseulés des deux sexes sont réunis sous le regard des dieux. Ceux qui auront la faveur des astres découvriront lors de ce rituel qui le destin leur a choisi pour devenir leur partenaire de vie. Ces duos, appelés binômes, seront indissolubles. Il n'existe pas de règles qui puissent aider à prédire ces unions, ainsi peuvent se trouver réunis des citoyens de toutes races ou conditions. Il n'est question ni d'amour, ni de sexe dans un binôme, mais le lien créé force la confiance et la solidarité. Dans certains cas, ils sont capables de ressentir ce que l'autre vit à presque tout instant. La mort d'un apparié signe souvent la fin de l'autre, rendu fou par la souffrance ou simplement tué par la rupture du lien.

La société trigane ne sépare pas les binômes, elle s'adaptera à chaque situation au mieux de leur désir et de leurs besoins:

  • Un cantonnier de la Ville-Moindre emménagera avec son binôme maitre-artisan dans la Haute-Ville, il pourra du jour au lendemain y fréquenter la haute société sans que personne ne remette en cause son droit à s'y présenter.
  • Un simple soldat ne sera pas affecté en garnison loin de son binôme officier, au contraire, sa hierarchie fera ce qu'il faut pour que les deux restent ensemble sur le terrain.
  • Si les obligations d'un mage-guérisseur l'oblige à voyager vers une ile lointaine, l'"autre moitié de sa paire" le suivra sans que personne ne fasse de difficultés...

La rumeur veut qu'un appariement puisse être volontairement rompu par deux parties volontaires, mais que cela implique un rituel extrêmement dangereux.

Déroulement de la cérémonie

Le rituel d'appariement en Orya est un rituel strictement privé où seuls les futurs appariés et le clergé sont admis. Il est officié par une "Mère Jurisse", qui est l'un des titres désignant une prêtresse d'Antinéa de rang suffisament élevé pour être impliquée dans l'écriture et l'application de la loi trigane.

Le rituel comporte d'abord un nombre de prières traditionnelles aux dieux triganes visant à bénir les participants, ainsi que les accessoires impliqués dans la cérémonie. Ceux-ci comportent :

  • Les gants de chaque participant : ceux-ci doivent utiliser le gant droit, ou le gant gauche, selon leur Église ou leur Quartier d'affiliation
  • Un récipient (de nature quelconque, mais traditionnellement une jare) capable de contenir les gants de tous les participants sans leur permettre d'en voir le contenu

Après la première série de prières, tous les participants de la cérémonie doivent placer leur gant dans le récipient. Celui-ci doit alors être consacré par l'officiant au travers d'une seconde série de prières. Au terme de celles-ci, l'officiant doit enseigner rituellement les tenants et les aboutissants de l'appariement aux participants du rituel, portant leur attention sur le récipient consacré en incluant par exemple la récitation d'un "crédo du binôme" comme celui qui suit :

L'officiant doit alors prendre des paires de gants dans le récipient consacré, en détournant explicitement son regard du contenu de celui-ci afin de laisser Antinéa la guider dans la formation des binômes. Munie des gants de deux triganes, l'officiant les confie au binôme nouvellement formé. Les membres de ce nouveau binôme doivent alors chacun faire don de leur gant à l'autre, et porter celui de l'autre à leur ceinture jusqu'à la fin de la nuit. Jusqu'à la fin du rituel, les membres du binôme doivent joindre leurs mains nues.

Le lendemain, les gants sont rendus à leur propriétaire, et le binôme est alors consacré pour l'éternité, à moins d'un évènement tragique menant à la mort d'un des participants.

La confession

Tout Trigane est tenu de déclarer un à deux vices au Temple d'Antinéa. Ces vices sont l'expression de la nature profonde du Trigane, de la nature de ses pulsions. En les déclarant au Temple, il exprime le fait qu'il a pris conscience que ces pulsions sont une part constitutive de sa personnalité. Il ne niera pas leur existence, ne les combattra pas, ce qui reviendrait à essayer de les « tuer », mais les accueillera en conscience comme une part de lui-même pour devenir entièrement vivant. En échange de ces actes de foi, le Trigane se voit offrir des "impunités" vis-à-vis de la justice d'Antinéa - l'impact de celles-ci est mal compris par la plupart des citoyens, sinon qu'il s'agit d'une forme de protection influent la délibération à huit clos de l'appareil judiciaire trigane.

Par exemple, un trigane pourra déclarer qu'il est mythomane, sadique, masochiste, cleptomane, couard, envieux, colérique, etc... mais aussi généreux, pacifiste, optimiste, honnête, etc...

Langage des gants

Une des traditions les plus obscures de la nation trigane concerne le port et l'utilisation des gants.

Il est tabou dans la cité de Trigan de ne pas porter de gants dans la plupart des situations de la vie courante. Les raisons évoquées pour justifier cette pratique sont tour-à-tour religieuses ou hygiéniques, mais celle-ci relève plus de l'usage commun que de la raison.

Pour certains, cette tradition revêt un caractère sacré. Le port de gants peut alors être étendu au port d'un troisième gant, le plus souvent à la ceinture. Celui-ci est souvent le gant de son binôme, mais pas nécéssairement. Des rumeurs prétendent que la manière dont le troisième gant est porté peut véhiculer des messages relativement complexes à qui connait l'usage, formant ainsi un langage secret dans la société trigane.

Gouvernement

Le régime politique de l'Empire de Trigan est une théocratie double. Les dirigeants sont le couple apparié du Dominion et de la Lucrecia. Les derniers dirigeants de l'Empire de Trigan en Orya sont le Dominion Krometz 1er, et la Lucrecia Akasha la Subtile qui remplace la Lucrecia originelle Altéa II suite à son décès tragique.

Education

L'éducation trigane est assurée par les temples, ce qui explique le coté très dévot (voir fanatique) du citoyen trigane. La majorité des garçons est confiée au temple de Noctéon, la majorité des fille au temple d'Antinéa, mais il y a 10 à 20% de garçons dans les temples d'Antinéa, et jusqu'à 30% de filles dans les temples de Noctéon ; il n'y pas de règle, mais la nature ou la pression culturelle (la valeur réelle d'une notion de prédisposition naturelle en fonction du sexe étant un sujet de débat houleux pour les érudits triganes) font que les individus de chaque sexe se retrouvent le plus souvent dirigés dans l'Église leur correspondant traditionnellement.

Dans les deux Églises, les triganes apprennent à lire et à écrire. Une fois capables de consulter les textes religieux et de suivre le cathéchisme, on leur enseigne la théologie trigane avec une emphase sur la divinité tutélaire de l'Église dans laquelle ils sont placés. Les enseignants d'une Eglise incluent les prêtres de celle-ci, mais également des membres compétents des Premier et Dernier Quartiers à même d'apporter tout complément nécéssaire d'information nécéssaire à l'enfant, selon ses prédispositions.

Au temple de Noctéon, la formation est appelé le "fermage". Cette formation ajoute aux connaissances communes du travail agricole, un entraînement martial poussé et enfin un appronfondissement de tout autre apprentissage pour lequel l'enfant sera prédisposé. Au temple d'Antinéa, la formation ajoute aux connaissances communes une initiation aux charmes et à la sexualité très avancée, ainsi qu'une éducation martiale réduite et un apprentissage plus ou moins poussé de la justice exercée par le clergé d'Antinéa. Le Temple ne perdra pas son temps avec des enfants ne présentant pas les dispositions nécéssaires pour intégrer les notions de la justice trigane, jugées particulièrement compliquées par les étrangers comme par bon nombre de citoyens triganes.

Au terme de cette éducation contrôlée dans son entierté par le clergé, les citoyens développent un sens moral très particulier, et réputé comme très difficile au non-trigane à comprendre. On les dit pervertis au plus profond de leur être, et la plupart des triganes apprécient voir revendiquent ce qualificatif avec plaisir. Le fait d'encourager tout trigane à assumer ses pulsions a pour conséquence une société « nerveuse », plutôt paranoïaque et violente.

Forces armées et police

Chaque trigane reçoit une éducation militaire et religieuse au travers des Églises de Noctéon et d'Antinéa. Grâce à ce service obligatoire, la nation trigane possède une armée qui compte parmi les mieux organisées du continent. Les régiments s'adaptant adaptés aux terrains sur lesquels ils sont déployés, il existe une grande variété de profils martiaux possibles dans l'armée trigane : des escouades d'archers légers sont postés aux frontière forestières de Lin'Elenos, d'infanterie légère dans le désert du Medjay et d'infanterie lourde en bordure du pays Orc de Lormak, de cavalerie aux frontières du royaume d'Aethor, etc.

L'armée trigane est directement incluse dans l'Église du Culte de Noctéon. Il est cultuel pour un soldat de chercher une mort rapide et violente ; c'est une excuse régulièrement invoquée par les diplomates pour justifier des débordements au delà des frontières et une politique d'aggression, voir une politique carrément expansioniste. La hiérarchie militaire se calquant sur la hiérarchie cléricale, désobéir aux ordres peut s'apparenter au blasphème et est très gravement punissable.

Les soldats triganes sont également chargés de la sécurité à l'intérieur et à l'extérieur des frontières. Ils sont "le Bras Armé" de l'Empire et assistent le clergé d'Antinéa dans ses missions de justice dans les tâches plus physiques comme les attestations ou les exécutions.

Organisation sociale

Les citoyens, qu’ils soient hommes, mâles, femmes ou femelles sont nommés "triganes". Il y a deux façons d'être citoyen trigane : naître de parents eux-mêmes citoyens, ou être naturalisé au travers de l'esclavage légal.

Citoyenneté

Un enfant de citoyens triganes acquiert lui-même par sa seule naissance la citoyenneté trigane.

Si la nature fait que souvent, une mère citoyenne trigane élève son enfant, en tout cas tant qu'elle donne le sein, il n'y a pas de règle. Du fait que le mariage n'existe pas dans la culture trigane, et que la monogamie est vécue de façon très temporaire la plupart du temps, la "famille traditionnelle" n'existe pas. La garde de l'enfant se négocie pacifiquement, ou dans la douleur, voir pas du tout si l'enfant est confié au Temple. Les "instincts maternel" et "paternel" sont des notions très vagues dans la culture trigane.

Dans tous les cas, les enfants commencent leur éducation au Temple à leur sixième anniversaire, la plupart du temps en internat au loin de leur famille. Ils accompliront alors leur temps légal de service et seront dûment appariés, concrétisant de ce fait leur statut de citoyen du point de vue de la société trigane.

Quelques droits et devoirs du citoyen trigane :

  • Un citoyen a droit de résidence, de tenir commerce et de posséder des biens dans tous les quartiers.
  • Un citoyen peut déclarer ses perversités au temple d’Antinéa.
  • Un citoyen est tenu de participer aux grandes cérémonies de l’Ephéméride.
  • Un citoyen peut faire acte de police en appréhendant un suspect, mais doit le remettre au temple de Noctéon. Il ne peut en aucun cas faire justice soi-même.

Les citoyens aiment se distinguer par leur appartenance aux castes prestigieuses des Quatre Quartiers :

  • L’Eglise de Noctéon : L’église est en charge de la sécurité civile et militaire.
  • L’Eglise d'Antinéa : L’église est en charge de la justice civile et militaire, et des confessions.
  • Le Premier Quartier : Les Confrères Artisans
  • Le Dernier Quartier : Les Incanteurs, Décanteurs et Soignants.

La noblesse de Trigan n’est pas héréditaire. Le Dominion et la Lucrecia sont désignés par les Astres et règnent conjointement. Ils sont aidés dans cette lourde charge par un certain nombre de citoyens qui se sont distingués. Ceux-ci reçoivent alors le privilège d’un titre et le droit de profiter des fastes de la cour.

Esclavage

NDLR : Si les triganes en Orya ont toujours assumé la pratique de l'esclavage et la traite d'esclaves, les triganes de la Délégation trigane ont appris que privilégier le terme de "sous-citoyen" apportait de nombreux avantages diplomatiques. Les deux termes peuvent être employés par les triganes, selon leur niveau de tact individuel vis-à-vis des sensibilités des autres pueples ; ils seront également employés de manière interchangeable dans les sections qui suivent, selon l'origine des informations exposées.

Naturalisation par l'esclavage

Un individu peut devenir citoyen trigane par naturalisation, après avoir effectué une période d'esclavage légal.

Un sous-citoyen appartient soit à un maître, soit au Temple. Un citoyen peut devenir le maître d'un esclave à la seule condition de pouvoir attester de sa propriété - dans ce cas, les conditions d'existence de l'esclave dépendent entièrement du bon vouloir du maître.

Le temps qu'il soit éduqué dans la foi trigane, le maître d'un esclave ou le temple est responsable de lui. En Orya, ce statut pouvait se prolonger toute sa vie, mais en Kandorya, sa limite a été fixée à un an. Si au bout de cette année, le sous-citoyen n'est pas jugé digne par le temple, il est banni de la Délégation trigane. S'il est jugé digne, il devient citoyen et rejoint un Quartier dans le cadre de l'exercice de sa profession officielle. Comme les citoyens de naissance, il doit également être apparié et prendre un nom trigane.

La règle de propriété et le don au temple

Un esclave ne peut être vendu que deux fois, et son deuxième propriétaire ne peut qu’en faire don à l’église (cette règle étant régulièrement contournée par des contrats de prêt…) : donner un esclave à l’église est dès lors chose courante. Cela permet de régler une amende ou un impôt, d’acheter une faveur, de se défaire d’une "portée" d’enfants d’esclaves surnuméraire … et facilite pour les esclaves la possibilité de devenir citoyen par naturalisation - un esclave bien traité peut à son tour devenir un allié de poids dans la société trigane.

Dans le cas d'un don au Temple, celui-ci s'occupe d'éduquer ces esclaves jusqu'à en faire de parfait citoyens. De la même manière que pour des esclaves appartenant à un maître, ils sont alors déclarés "libres" quand le Temple d'Antinéa supervisant la citoyenneté trigane les juge dignes.

L'esclavage volontaire

Tout individu peut se rendre dans un temple d'Antinéa ou de Noctéon et se déclarer esclave. Ce faisant, il abandonne son ancienne nationalité quelle qu'elle soit, son passé, son nom, et tout le reste de ce qui fait son identité passée. Il donne droit de vie et de mort au Temple sur sa personne, mais se place également sous sa protection.

Le Temple étant extrêment jaloux de sa propriété, et l'atteinte aux possessions du clergé constituant une faute terrible dans la culture trigane, l'esclavage trigane peut dès lors constituer un "droit à l'oubli" pour des individus en recherche d'une nouvelle vie.

Un nombre non-négligeable de citoyens triganes d'origine étrangère sont issus de l'esclavage volontaire, et font que la nation trigane est en réalité un mélange cosmopolite de citoyens originaires des différents peuples du désert, voir de contrées plus éloignées. Il est tout à fait possible de trouver des citoyens trigans non-humains, mais la situation géographique de l'Empire fait que cela reste relativement rare.

La relation entre le maître et l'esclave trigane

Les marchés aux esclaves existent partout en territoire trigane. Si les étrangers croient souvent que les triganes y achètent des esclaves sexuels, la réalité est toute autre ; en effet, pourquoi acheter des esclaves sexuels quand une visite au Temple soulage son corps et son âme? Les esclaves sont la domesticité de Trigan, et présentent une grande diversité de talents : la maison d’un maître-alchimiste contiendra des cuisiniers, des serviteurs, mais aussi un secrétaire, une aide d'atelier ou de laboratoire, un bibliothécaire, etc. Les professions des esclaves triganes recouvrent toutes les tâches utiles dans le quotidien d'une grande demeure.

Si le maître a le droit de vie et de mort sur son esclave, il est peu commun que ce droit soit exercé, ou même qu'un esclave soit injustement maltraîté, le citoyen trigane étant ne souhaitant pas dilapider un investissement. De rares enfreintes à ces "bonnes pratiques" ont cependant été constatées dans le cas de maître particulièrement sadiques, ou par exemple de pédophiles s'échangeant des enfants par location afin d'échapper à la règle de propriété.

Autres

Tout autre humanoïde qui n'est pas un citoyen ou un esclave est considéré étranger à la nation trigane.

Symbolique

  • La Lune et la nuit sont les symboles de ce peuple qui déteste le soleil.
  • Le chiffre 2 est sacré et, bien que rarement en couple, les triganes vont toujours par deux dans le cadre de l'appariement.

Langue

Le Mulq est la langue la plus pratiquée à Trigan.

Art

Les artistes Triganes sont prolifiques, les valeurs religieuses de leur peuple comprenant la recherche de l'esthétisme, la créativité en général, le perfectionnisme et l'arrogance.

Une série de peintures représentant le mythe de la génèse Trigane :

Peinture - Génèse trigane.png

Une peinture illustrant la légende de Noctéon et de ses dix armes :

Peinture - Noctéon et les 10 armes.jpg