De Aux Savoirs de Kersis'kal
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Elphaar Asarni
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Identité
Nom: Elphaar Asarni
Race: Elfe
Origine et Famille
Famille: Famille Asarni
Frères et sœurs: Orion et Lyane
Origine : Duché d'Avelorn
Originaire du Royaume d'Eothir
Allégeances
Membre de la Garde Phénix
Membre des Guerriers Fantômes
Membre de Sinya Eldamar
Rang & Renommée
Titre(s): Capitaine
Métier
Profession: Guerrier
Institutions
Duc d' Avelorn
Hors-jeu
Type: Personnage Joueur
(modifier)

?


Biographie

Avant 1250 :

1250 : Arrivée des colons

1251 : Foire d'Edenorya

Le Dernier Jour d’une Vie

Je n’ai que peu de souvenirs de ma première vie, je suis mort il y a bien des années, tout ce qu’il me reste me ramène immanquablement vers ce jour fatidique où mon âme m’a été arrachée.

J’avais une famille, ma mère était une femme de noble ascendance, discrète, mais toujours à l’écoute et attentionné. Mon père était général de l’armée d’Eothir, c’était un homme droit, un stratège hors pair et un combattant émérite. Il m’a tout appris et fut avec moi jusqu’à la fin.

Mon dernier jour fut, aussi celui de bien des elfes d’Eothir. Le cadre était idéal. Un marais sombre, remplit de bourbier et de vermines, un ennemi innombrable se fondant parfaitement avec la puanteur et la crasse ambiante. En face d’eux, des guerriers fiers, entrainés et une stratégie qui ne laissait pas la place au hasard.

Cette bataille était la première de la guerre et nos deux armées avaient hâte d’en découdre. Les orcs avaient lancé leurs premiers raids quelques jours auparavant, mais les dommages qu’ils avaient engendrés étaient déjà irréparables. Massacres, pillages, leur avancée était fulgurante. Nous avions l’habitude de repousser ces barbares, mais cette armée était différente. Mon père avait travaillé sur sa stratégie plusieurs jours durant et comme à mon habitude, je l’assistais dans cette tâche. Ce n’était pas la première bataille que nous partagions. En tant que fils du général, je m’étais engagé très tôt sur la voie des arts de la guerre et il m’avait fallu beaucoup de travail afin de me hisser au côté de mon ainé. Jamais je ne l’avais vu aussi tendu, mais sa stratégie était parfaite.

La bataille commença aux premières lueurs de l’aube, toute la nuit mes tirailleurs avaient harcelé l’ennemi pour le déstabiliser. Une armée, si grande soit-elle, n’est rien si elle ne peut tenir sur ses jambes. Au matin nous rejoignions l’armée pour prendre part au reste de la bataille. Le terrain marécageux nous donnait un avantage certain pour la défense, ces stupides orcs se jetteraient sur nos lignes à la vitesse de tortues boiteuses. Nos archers et nos lanciers surclassèrent pendant des heures notre ennemi. Des centaines d’orcs périrent sous nos flèches en tentant de traverser les marais avant de se heurter au mur de boucliers des lanciers. Le rôle de mon régiment était d’attendre le début de la bataille puis de contourner le gros de l’armée adverse afin de détruire les armes lourdes, tuer les lanceurs de sorts et harceler les archers. En faisant cela, nous étions surs de vaincre. La bataille avait commencé depuis déjà 5 heures et nous avions achevé les machines de guerres et les mages, nous nous rapprochions de la ligne de bataille pour attaquer les archers par surprise. Camouflés dans les broussailles, nous allions attaquer, quand tout à coup les lignes adverses s’ouvrirent et le chef de l’armée, un orc monstrueux suivi d’un régiment recouvert de fer se jetèrent sur nos lignes, d’un moulinet de sa hache il fit voler 7 lanciers et ouvrit la voie aux peaux vertes. Notre armée était surchargée, les orcs se battaient avec une sauvagerie incroyable. Alors que mon régiment essayait tant bien que mal de se frayer un chemin vers le reste de notre armée, je voyais mon père et sa garde se battre contre les orcs de fer. Je n’étais plus qu’à quelques mètres de lui quand le général orc le jeta au sol d’un revers de sa hache. Le temps se figea. Alors qu’il tombait au sol en crachant du sang, il me cria de m’enfuir. Et dans un dernier effort il me jeta la chevalière symbole de notre famille. Un saphir violet orné de 12 diamants, que je n'ai plus quitté depuis ce jour. Un coup de masse me brisa l'épaule droite et me fit tomber à genou, je contemplais impuissant le meurtre de mon père, ce monstre vert l’achevant en lui plantant sa lame dans le dos. La panique s'empara des elfes. Ce qui restait de mon régiment me traina hors du champ de bataille. Pendant des jours l'ennemi nous pourchassa comme du gibier et quand enfin il se lassa, je pus rejoindre ma demeure.

Dix jours après la bataille du marais noir, je rejoignis mes terres pour les trouver calcinées. Les forêts, les champs, les maisons, tous avait été brulé. Je couru vers ma maison et la trouva détruite, ravagé par ces bêtes. J'ai fouillé les décombres à la recherche d’une trace de mon Elenwë, mais aucuns corps, à peine quelques traces de sang. Puis je pensais à ma mère, ma sœur et à mon frère resté au domaine. Je couru alors chez mes parents, et j'y trouvai, mon jeune frère couvert de sang, assit dans le salon, une épée à la main. Autour de lui des cadavres d' orcs jonchaient le sol et sur la table devant lui, un corps enveloppé dans un drap blanc. Je ne compris que trop vite qu'il s'agissait de notre mère. Tous deux s'étaient battus pour sauver leurs vies quand les orcs prirent la cité, mais elle n'avait pas survécu. Il m'expliqua que les orcs faisaient des prisonniers et qu'il y avait de forte chance pour que ma fiancée Elenwë ait été emmenée. Tous ce qu'il restait de pitié et de compassion en moi est mort ce jour là.

Nous prîmes le temps de mettre notre mère en terre et partîmes rejoindre mes hommes pour traquer ces monstres. Nous les avons pourchassé durant si longtemps que je ne saurais vous en dire la durée. Nous les avons traqué durant la guerre, mais aussi bien après. Tant qu'il y avait une trace à suivre nous les traquions, nous en avons tué des centaines, peut être plus et avons sauvé beaucoup des nôtres. Mais jamais je ne revis mon Elenwë. Nous les avons suivi jusqu'à la mer, mais là, il n'y eu plus de traces.

Entre temps, Lin'Elenos avait aidé notre peuple à ce reconstruire. Nous avions passé ces 50 dernières années à nous battre et nos cœurs étaient de glace, nous n'avions désormais ni repères ni familles. Mais notre vengeance n'était pas assouvie, pire ! Elle avait grandi et s'était étendue à d'autres que les orcs. Les dirigeants de Lin'Elenos nous prîmes alors dans leurs armée. En échange de leur soutien et de leur protection pour Eothir, nous allions nous battre pour eux. Je ne suis pas dupe, c'est aussi un moyen pour eux de nous contrôler. Mais soit! Car leurs connaissances sont des atouts majeurs pour notre chasse. UN JOUR ILS PAIERONT TOUS POUR CE QU'ILS NOUS ONT FAITS !!