De Aux Savoirs de Kersis'kal
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Système

Année

L'année sur Orya dure huit mois. Chaque mois a sept semaines et chaque semaine contient six jours.

Mois

Les mois sont dans l'ordre : Kidis, Anoëtal, Nirlan, Drachlen, Olminar, Reolta, Ylavan et Artonai.

Chaque mois n'a que les semaines ne lui étant pas affiliées. ( En Kidis, il n'y a pas de semaine Dis. En Nirlan, pas de semaine Lan. )

Semaines

Les semaines sont dans l'ordre : Dis, Tal, Lan, Len, Nar, Ta, Van et Nai.

Chaque semaine n'a que les jours n'étant affiliés ni à la semaine ni au mois en cours. ( En Tal Kidis, il n'y a ni de jour Ki, ni de jour Anoë. )

Jours

Les jours sont dans l'ordre : Ki, Anoë, Nir, Drach, Olmi, Reol, Yla et Arto.

Exemple

Le mois de Kidis ne comprend pas la semaine Dis ni le jour Ki :

Kidis
Semaine Jours
Tal Nir Drach Olmi Reol Yla Arto
Lan Anoë Drach Olmi Reol Yla Arto
Len Anoë Nir Olmi Reol Yla Arto
Nar Anoë Nir Drach Reol Yla Arto
Ta Anoë Nir Drach Olmi Yla Arto
Van Anoë Nir Drach Olmi Reol Arto
Nai Anoë Nir Drach Olmi Reol Yla

Origine du calendrier de Kandorya

D’aucuns ont pu constater que notre calendrier présente certaines étrangetés et ont pu, en toute bonne foi et curiosité scientifique, se poser des questions à ce sujet. C’est pourquoi, moi, Ultus mastialé, archiviste historien deuxième catégorie de Pagolos, prend la peine de rédiger pour vous cet article, en espérant qu’il éclaircisse votre pensée.

Comme vous ne le savez peut être pas, notre calendrier existe maintenant depuis de nombreuses centaines d’années et ce malgré les tentatives avortées d’en imposer parfois un nouveau. Vous vous souvenez comme moi, j’en suis convaincu du conclave de 975 qui tenta de créer un calendrier ou chaque période aurait été dédiée à un peuple d’Orya, initiative abandonnée suite à la remarque du représentant semi-orque de ce que la traduction du calendrier en orque donnerait quatre mois nommés « tourose », ce qui bien sûr ne pouvait pas fonctionner. Le concile de 451 n’avait pas fait mieux en proposant, à l’initiative d’un seigneur elfe des noms d’essence boisées. Les traductions naines ne donnant que « pour la forge » ou « pour les meubles ». Nains qui d’ailleurs tentèrent de faire passer un calendrier basé sur différents brassages de houblon qui fut largement adopté par de nombreux peuples humains mais finit par être abandonné au bout de quelques mois lorsqu’il devint évident que chacun passait plus de temps à boire qu’à oeuvrer pour son royaume. Et d’autres encore qui ne purent aboutir, tant d’autres.

Mais quel est donc, vous demandez-vous maintenant, ce calendrier qui réussit l’exploit de trouver écho auprès de chacune des nations de notre monde ? Il s’agit en fait du calendrier askandoryen. Je ne ferai pas injure aux linguistes en leur rappelant que ce nom a pour racine le mot « as »qui veut dire ancien, « kand » qui veut dire île et« Orya » qui, chacun le sait, veut dire terre, notre monde. Mais peut être ne savent-ils pas qu’il a existé par le passé, les archives l’attestent, une île nommée askand sur laquelle vivaient les askandiens.

Les askandiens étaient divisés en huit tribus : les Kidis, les Anoëtal, les Nirlan, les Drachlen, les Olminar, les Reolta, les Ylavan et les Artonai. Chacune de ses tribus avait son ou sa représentante et une assemblée de représentants prenait les décisions nécessaires au bien-être de l’île. Mais même si le procédé était équitable, il n’était pas sans poser de nombreux soucis diplomatiques et les intrigues de cour étaient nombreuses tant intra tribu qu’inter tribu. A la suite d’un événement particulièrement marquant dont la nature exacte n’est pas indiquée dans les chroniques, les askandiens décidèrent de ne plus décider en communauté mais de déléguer le pouvoir à un seul pour un temps court. Ce serait lui qui prendrait les décisions. Ainsi fut désigné le « moua » qui en askandien veut dire« décideur ». Au « moua », on donna une conseillère pour qu’il n’oublie pas qu’il avait devoir de penser à tous, hommes et femmes, la« seumène » qui veut dire « celle qui chuchote ». On adjoignit finalement au couple un scribe qui servirait de témoin des échanges entre le « moua » et la « seumène », le « jour »qui littéralement veut dire « gratteur ».

De façon à ce que, et personne ne se sente lésé, et chacun puisse se faire une idée extérieure de tous les rôles de ce gouvernement, on décida que chaque poste serait tenu à tour de rôle par chaque chef de tribu et que pour compléter un cycle, il faudrait que chacun ait tenu chaque rôle en compagnie de chacun des autres chefs. Ainsi, le premier « moua » fut le chef kidis. Il eut en première « seumène » une anoëtal et chacun des six autres chefs de clan en « jour ».

A noter que les noms des tribus sont de fait une apposition des noms du couple dirigeant la tribu. Ce qui explique qu’en tant que jour le kidis était appelé ki, la kidis appelée dis en tant que seumène mais que l’on dise kidis pour le moua.

C’est ainsi que naquit notre calendrier de huit mois comptant chacun sept semaines et de six jours par semaine.

Quant à la propagation de ce calendrier, nulle certitude. Néanmoins, il est évident et que les askandiens étaient marins puisqu’il y a eu propagation du procédé et que l’île fut détruite ou tout autre événement similaire puisqu’elle n’est plus indiquée sur aucune carte. Nous avons tous lu la monographie « l’askandie au présent » de Remias Brat mais je ne peux m’empêcher d’émettre un juste doute quand à sa théorie arguant qu’il s’agirait de l’île d’où sont issues les neuf voiles. Il s’agit certes d’une possibilité mais non d’une certitude. Il me semble d’ailleurs qu’une autre île pourrait prétendre être cette askand perdue, cette fameuse île dont beaucoup parlent depuis quelques mois ; une île soudainement apparue vers laquelle chacun converge. J’espère d’ailleurs obtenir de mes supérieurs l’autorisation de faire moi-même le voyage vers cette île d’orya, cette kandorya."

Ultus mastialé, archiviste historien deuxième catégorie de Pagolos.