De Aux Savoirs de Kersis'kal
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Alrik Sigenwart
né-e en 1218
(40 ans)
Identité
Nom: Alrik Sigenwart
Surnom: Le nettoyeur
Race: Humain
Origine et Famille
Famille: Sigenwart
Origine : Aliéran
Originaire du Saint Empire d'Aëthéor
Rang & Renommée
Titre(s): Haut-Chevalier d'Aëthéor
Métier
Profession: Général
Spécialité(s): Stratégie, Guérilla
Institutions
Baron de Machran
Philosophie, foi et croyances
Croyant du Culte de l'Unique
Hors-jeu
Type: Personnage Non-Joueur
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Alrik Sigenwart est un des dix Haut-Chevaliers du Royaume des Marches d'Aëthéor. A ce titre, il peut être envoyé en mission par le Roi des Marches d'Aëthéor pour agir en son nom et en disposant ainsi temporairement de toutes les prérogatives et privilèges de la couronne.

Biographie

Enfance

Alrik Sigenwart ayant toujours mené une existence sobre et austère, en retrait de l'exubérance de la cour royale. Ainsi rares sont ceux qui ont pu recueillir ses confidences sur son ascendance ou sur ses premières années d’existence. Alrik serais né a la fin du printemps 1218 à Aliéran d'un père bottier et d'une mère rémouleuse. Ses deux parents décédèrent au cœur de l'hivers, lorsque le fléau s’abattit sur la capitale du royaume pendant la grande épidémie de 1224-1225.

La légende raconte comment sa mère, pourtant au seuil du trépas, aurais quitté son hospice pour amener le jeune Alrik devant les grilles du Palais Royal, implorant jusqu’à son dernier souffle les gardes du bon Roi Théodric XVII de prendre son fils comme domestique au Palais, pour lui éviter de vivre en orphelin dans la vieille ville ce qui, avec le fléau revenais à le condamner à court terme. Les gardes ignorèrent sa requête absurde si bien qu'elle resta ainsi cinq jours dans la tempête hivernale, en s'accrochant d'une main aux grilles du Palais et en serrant de son bras libre contre elle son enfant de six printemps pour le protéger du gel, sans manger ni même boire. Selon toujours la même légende, Théodric XVII passa en carrosse devant ces grilles au matin du sixième jour et il demanda aux gardes en faction que voulais cette femme immobile au ton livide. Après qu'ils aient fait un rapport succinct au souverain le Roi en personne serais descendu de son carrosse pour porter secours Alrik et a sa mère. Malheureusement cette dernière était morte de froid, congelée sur place par les vents qui avaient soufflés pendant la nuit, et Alrik était a peine dans un meilleur état. Selon la légende, le Roi accepta Alrik dans ses murs pour saluer l'ultime sacrifice d'une mère pour son enfant.

Les archives du personnel du Palais Royal d'Aliéran ne portent que la mention suivante :

« Anoë, Lan, Kidis, 1225 - Recrutement de Sigenwart, Alrik, orphelin âgé de 6 ans, en qualité d'aspirant-domestique, affecté au service de l'illustre Tharsite de Tail»
anonyme, Registre du personnel du Palais Royal d'Aliéran, Année 1225, Volume I.

Adolescence au Palais Royal

Lors de son arrivée au Palais, Alrik est affecté au service du célèbre mais vieillissant chroniqueur Tharsite de Tail. Il mentionne ainsi sa rencontre avec l'enfant sans ses mémoires :

« ... Aujourd'hui un préposé du Maire du Palais m'a présenté un enfant sale et rachitique répondant au nom d'Alrik, prétendant qu'il serais mon nouveau domestique en remplacement de feu Edwin. Devant cet enfant, tant éloigné de l'image que l'on a du domestique, j'ai tout d'abord pensé qu'un nobliau était allé dénicher en ville ce miséreux, lui promettant en retour quelque nourriture, affin de me jouer un tour en me ridiculisant dans une mise en scène obscène. Après maintes protestations auprès des officiers du Maire du Palais, je fut reçu en personne dans ses appartements, et il m'assura que ce domestique était bien dans les effectifs du Palais et qu'il avait en effet été affecté à mon service.

A l'heure ou j'écrit ces lignes, j'ignore encore si l'enfant passera la nuit, il semble ni avoir mangé ni avoir dormis depuis plusieurs jours et ne pas avoir pris de bain depuis des mois. Malgré son état lamentable il a tout de suite voulu me servir et manifestement il ne connais rien du métier de domestique, de plus il n'est ni précis dans ces mouvement ni habile. J'ai dût lui ordonner par trois reprises d'aller se reposer dans le lit de feu Edwin avant qu'il ne daigne m'obéir. Lorsque je suis venu l'examiner, par peur qu'il ne soit atteint par le fléau qui ravage les quartiers pauvres, je l'ai trouvé allongé sur le lit, pas même dévêtu, fixant le plafond d'un regard vide mais d'une intensité glaçante, comme si c'est la mort elle-même qu'il était en train de contempler. Même si il me fait peur je ne peut me résoudre à le renvoyer. Si il quitte le Château, l'Unique seul sais ou il échouera, mais dans tous les cas il n'y survivra point longtemps. Si je peut consacrer le crépuscule de mon existence à extraire cet enfant de l'enfer d'ou il proviens, alors, je pourrais peut-être me présenter serin devant mon créateur lorsque mon heure sera venue. ...»

Tharsite de Tail, Mémoires d'un serviteur du Verbe, Volume III, Chapitre XVI.

Par la suite, Alrik deviens un personnage récurrent dans les mémoires de Tharsite de Tail. Alrik restera 5 ans service de Tharsite, jusqu'à la mort de ce dernier. En voici quelques extraits choisis des mémoires de Tharsite de Tail :

« ... Cela fait à pleine quelques lunes que le jeune Alrik est à mon service alors que j'ai l’impression qu'il est a mes cotés depuis des années. Contrairement à mes craintes initiales il a su très rapidement s'adapter a son nouvel environnement. Si il n'est pas encore le serviteur expérimenté qu'était Edwin il est tout aussi bon domestique que les enfants du Château de son age. Cependant il manque à Alrik la joie et la vie qui sont l’apanage de la jeunesse et il ne semble nullement être attiré par la compagnie d'autres enfants ou les occupation qui sied habituellement aux jeunes de son age. Il ne semble vivre que pour son travail qu'il fait avec soin mais détachement. Il ne me semble jamais l'avoir vu sourie ou éprouver quelque forme de curiosité pour quoi que ce soit ...»
Tharsite de Tail, Mémoires d'un serviteur du Verbe, Volume III, Chapitre XVII.
« ... Le terrible diagnostique du médecin me laissa sans voix. Ainsi mes pires craintes étaient confirmés, après avoir fait de moi un amoureux des lettres, mon créateur me mettait à l'épreuve, au crépuscule de ma vie, en me privant de la lecture, dernier refuge ou je pouvais encore échapper à la prison de ma chair qui d'années en années n'aurais que de nouvelles souffrances a m'offrir.

J'ai erré quelques temps dans les jardins sans nul but puis je suis rentré précipitamment dans mes appartements, où réfugié dans ma chambre, je me suis mis a pleurer sur mon sort et à blasphémer. Sans que je puisse m'en apercevoir Alrik était rentré, et il vint demander si j'était souffrant. Je lui demandât de prendre une chaise et je lui fit part de toute l'affaire et des raisons de mon désespoir. A la fin de mon récit il me parla en ses termes : "Avec moi à vos cotés vous ne serez jamais aveugle, messire". Il me dit qu'il était prêt à travailler aussi dur qu'il pourrais pour apprendre à lire et à écrire et devenir "Mes yeux et mes mains", il disais que, vu mon désarrois, il considérerais la chose comme une partie intégrante de son service. ...»

Tharsite de Tail, Mémoires d'un serviteur du Verbe, Volume III, Chapitre XIX.